Le Congrès national contre la violence en quête de consensus

Le Congrès national pour la lutte contre la violence et le terrorisme, qui se tiendra les 18 et 19 juin prochain au Palais des congrès, arrive à point nommé, après une succession d’actes criminels, au nombre desquels les évènements du Mont Chaâmbi, des agressions de plus en plus fréquentes de journalistes, de femmes et de partisans de partis politiques.

« Le terrorisme,  ce mal qui ronge notre société », c’est ainsi que M. Abdessattar Ben Moussa, président de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme, a abordé le sujet primordial de la conférence de presse qui s’est tenue ce matin à Tunis, en présence de MM. Abdelbasset Bel Hassen, président de l’Institut arabe des Droits de l’Homme et Sami Cheffi, de l’UGTT, de Mme Balkis Mechri, vice-présidente de la Ligue tunisienne des Droits de l’Homme et du spécialiste en droit constitutionnel, M. Ghazi Ghrairi.

Inaugurant la séance, il a rappelé que l’heure était grave et que la mobilisation de la société civile se faisait de plus en plus urgente et nécessaire. « Si nous ne parvenons pas à mettre fin à ces fléaux que sont  le terrorisme et la violence, il ne peut pas y avoir d’élections et de justice.  Malheureusement, nous avons eu raison de maintenir ce congrès, car la recrudescence de la violence était prévisible« , insiste M. Ben Moussa.

Les organisateurs du congrès, présidé par l’Union Générale tunisienne du Travail, à savoir  la Ligue tunisienne des Droits de l’Homme, le Comité national des avocats, l’Institut arabe des Droits de l’Homme, ont invité 600 personnalités patriotiques, 217 députés de l’Assemblée nationale constituante, tous les représentants des ministères et les trois présidences. Notons à ce propos que 300 associations ont d’ores et déjà confirmé leur participation au congrès, qui se tiendra les 18 et 19 juin au Palais des congrès. Ce qui dénote  l’importance de cet évènement.

L’objectif est de solliciter les forces démocratiques et civiles, les femmes et les jeunes, afin d’aboutir à des résultats concrets et applicables. Ainsi, à titre pédagogique et informatif, le 6 février de chaque année sera décrété Journée internationale de lutte contre la violence.

L’accent a été mis sur l’aspect pratique et opérationnel du congrès. A cet égard, M. Ghazi Ghrairi a affirmé que le congrès n’est pas uniquement une tribune pour les orateurs mais qu’il doit aussi établir un consensus pour lutter contre la violence et le terrorisme.

Nous ne pouvions pas inviter les organismes qui incitent à la violence, a déclaré M. Abdessattar Ben Moussa, faisant allusion aux Ligues de la protection de la révolution. Cependant, le mouvement Ennahdha a été invité, preuve des bonnes intentions des organisateurs du congrès, qui mise sur l’ouverture d’esprit.

La culture sera également à l’honneur, au cours de ce congrès.  Ainsi, en marge des activités du congrès, la musique et la peinture illumineront l’avenue Habib-Bourguiba, avec la participation de troupes musicales qui se produiront devant le Théâtre municipal, de caricaturistes professionnels et des expositions d’art plastique.

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