Pourquoi le CO2 est-il bénéfique pour les régions arides ?

Aussi surprenant que cela puisse paraître, le dioxyde de carbone a des bienfaits. Principal responsable de l’effet de serre, il est moins connu pour être primordial pour la photosynthèse. Par un processus d’oxydation du CO2 par l’eau et l’action du rayonnement du soleil, de la matière organique (hydrate de carbone) est formée et l’oxygène rejeté dans l’atmosphère. Certes, les plantes respirent et rejettent du CO2, cependant le bilan de la capture du CO2 (photosynthèse moins respiration) est estimé à 50% (soit la moitié du CO2 capté qui n’est pas rejetée et sert à la croissance de la plante).

La photosynthèse, processus complexe, dépend de nombreux facteurs tels que l’humidité, le niveau d’ensoleillement, de la disponibilité en eau pour la plante et de la température ambiante.

De ce fait, l’effet positif d’un excès en CO2 semble être en même temps  contrebalancé par d’autres paramètres, à savoir les effets négatifs de la sécheresse, les mauvaises herbes et les températures élevées.

Ainsi, pour étudier l’influence seule du dioxyde de carbone, une équipe de recherche australienne a axé une étude, dont les résultats ont été publiés dans les Geophysical Research Letters, sur les plantes des régions arides du centre de l’Australie;  le rôle du CO2 sur la croissance des plantes étant par conséquent plus « visible » .

Un modèle de simulation informatique a été conçu, montrant l’effet du CO2 sur la croissance des plantes, qui prévoyait une augmentation de la couverture végétale de 5 à 10 %.

Les résultats obtenus en « théorie » ont ensuite été comparés aux images satellites de cette région qui montrent une augmentation de la couverture végétale de 11 %.

Des données qui concordent avec une densification des zones vertes observée dans les régions  désertiques, du sud-ouest des États-Unis, Moyen-Orient et dans certaines parties de l’Afrique

Des plantes plus consommatrices en CO2 pourront en conséquent en « profiter » et certaines espèces se développer dans ces régions plus que dans d’autres. Un phénomène qui semble être éphémère, compte tenu des effets du changement climatique, qui finiront par prendre le dessus.

 

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