Nouvelles conceptions pour le transport ferroviaire à Tunis

A entendre M. Mokhtar Fnira, président-directeur général de la Société du Réseau Ferroviaire de Tunis, il semblerait que la réforme déploie ses ailes sur le secteur du transport. Certes, le pays a besoin de réformes structurelles sur tous les plans. Mais ce dont il s’agit aujourd’hui est en rapport avec un secteur primordial, à savoir le transport public et ses difficultés.  La délégation spéciale de Tunis a tenu aujourd’hui une réunion pour débattre de plusieurs aspects, parmi lesquels les projets de développement. C’est dans ce cadre que le nouveau projet de la Société du Réseau Ferroviaire de Tunis a été présenté.

Il émane d’une étude qui a porté sur l’évolution démographique, la promotion du transport public et le transport ferroviaire comme choix stratégique. Ainsi, des mesures ont été décidées par la Société du Réseau Ferroviaire de Tunis, afin de répondre aux attentes des voyageurs, par la création d’un réseau ferroviaire desservant les zones à forte concentration urbaine.

Bien que le programme semble dater de la période précédant la révolution, le président-directeur général de la société affirme qu’il reste une solution adéquate pour résoudre les problèmes handicapants du transport, la rationalisation de la consommation de l’énergie, la promotion du transport public et surtout qu’il rendra le Grand-Tunis accessible par le métro, notamment les zones les plus éloignées comme El Hrairia, Mnihla, Sijoumi et autres.

Des moyens gigantesques ont été mobilisés pour réaliser ce mégaprojet de  4000 millions de dinars. M. Mokhtar Fnira précise que la première partie du projet coûtera aux alentours de 1159 millions dinars. «  La subvention est composée à 40% du budget de l’Etat et à 60% de crédit extérieur », affirme-t-il.  Parmi les contributeurs à la réalisation du projet, la Banque européenne d’investissement  à hauteur de 119 millions euros, l’Agence française de développement et KFW pour 47 millions d’euros et l’Union Européenne pour 28 millions d’euros.

Le projet répond bel et bien à un besoin vital et crucial qui se fait sentir cruellement : celui du transport commun qui peine à faciliter la vie quotidienne du Tunisien, qui navigue entre encombrement des routes, fréquence faible des métros et des bus.  Ainsi, quatre nouvelles lignes seront créées pour desservir les zones populeuses, à savoir  Fouchena/Mhamdia, Mnihla, Cité Ezzouhour / Sidi Hssine / Essijoumi, Ariana Nord. Il convient de rappeler que malgré les moyens de transport (uniquement taxis collectifs et bus) actuellement disponibles, à l’heure de pointe, le déplacement dans ces zones demeure problématique quotidiennement pour les habitants.

Notons enfin que les travaux effectués au niveau de la Cité Hlel sont à l’arrêt actuellement, puisque certains habitants qui ont déjà reçu l’indemnité d’expropriation refusent de quitter les lieux. Ce qui nécessiterait l’intervention des autorités compétentes.

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