Les banques suisses s’inclinent devant le « diktat » américain

Par 24 voix contre 15 et deux abstentions, le Conseil des États helvétique a accepté, mercredi 12 juin, la “Lex USA”, une loi  imposée par les Américains, qui contraint les banques suisses à collaborer avec le Département américain de la Justice.

 Dans la pratique, il s’agit d’une loi urgente, d’une validité d’un an, qui permet aux banques suisses de ne pas respecter le secret bancaire, et d’envoyer des informations personnelles à l’étranger, sans respecter la protection des données.

En fait, Washington n’a pas laissé le choix aux Suisses  : soit les banques helvétiques livrent les noms des fraudeurs américains et acceptent de payer de grosses amendes , soit elles risquent tout simplement d’être rayées de la carte. Ce n’est pas  une menace verbale : la banque Wegelin & Co, le plus vieil établissement suisse de gestion de fortune a déposé son bilan, en début d’année.

Un influent journaliste résume la situation : “Pour sauver ses banques, la Suisse aura tué son secret bancaire, investi des milliards pour UBS, violenté ses institutions, et elle vient de sacrifier la crédibilité de ses politiciens”.

 En effet, les trois principaux partis du pays, l’UDC, le Parti socialiste et les Libéraux-radicaux, avaient annoncé qu’ils refuseraient le diktat imposé par les Américains. Ils ont finalement  dû s’y incliner.

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