Forum sur la Finance islamique en Tunisie

La finance islamique, apparue au milieu des années 70 avec la création des premières banques islamiques, donc relativement « à un stade pas avancé » prend de l’ampleur et étendre sa notoriété.

La finance islamique en quelques chiffres :

Les estimations de la taille du marché de la finance islamique sont variables : le chiffre de 951 milliards de dollars à la fin de 2008 est repris et publié par IFSL (International Financial Services London) contre 700 milliards de dollars en 2007  (précisément 729 Milliards de dollars selon le rapport) soit plus de 31% par rapport aux 531 milliards de dollars à fin 2006. Moody’s estime, par ailleurs, 15% de croissance annuelle, en hausse de +31% par rapport aux 531 Md$ de fin 2006. Selon M.Chedli Ayari, gouverneur de la Banque Centrale ( BCT), Moody’s estime une croissance annuelle du marché de la finance islamique de 15%. L’Iran est le principal marché avec plus d’un tiers des encours (banques, fonds, takaful) convertissant pendant les années 80 son système bancaire aux principes de la Charia. Viennent ensuite quelques pays du Golfe tels que la Malaisie, pionnier de la finance islamique en Asie du Sud-Est. Selon le rapport de l’IFSL, le Royaume-Uni vient en 8e position, devançant juste la Turquie.

Profitant de la crise financière mondiale, la finance islamique, puisant ses fondements dans la religion (interdiction absolue de prélever tout intérêt sur les prêts de toutes sortes : prêt à la production ou prêt à la consommation, opérations de change à terme interdites  pour cause de ribâ, prohibition du « maysir » c’est-à-dire des transactions dont l’issue dépend essentiellement du hasard, interdiction de s’engager dans des activités illicites ( production ou vente d’alcool , de stupéfiants, de tabac ou toute activité contraire à la morale) , se veut une alternative au système financier conventionnel . D’où l’intérêt du gouvernement tunisien, a affirmé Ali Laarayeth , le 13/06/2013, au cours du forum « Les expériences des Banques centrales dans le contrôle et la supervision des banques islamiques »  en déclarant que son gouvernement est prêt à tenir sérieusement compte des propositions émises au cours de  cet événement.

Cadre juridique peu incitatif ?  

Il semblerait que des ajustements du cadre législatif et réglementaire soient nécessaires pour structurer le marché de la finance islamique, vu que les mécanismes et les produits issus sont différents de ceux conventionnels. Selon le PDG de la Banque Zitouna, la restructuration du secteur bancaire permettrait aux banques tunisiennes d’améliorer leurs résultats en les rendant plus compétitives.

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