L’accréditation, support pour le commerce international

Après l’Algérie qui a fêté l’accréditation le 10/06/2013, vient le tour de la Tunisie. Le Conseil national d’accréditation (TUNAC) a célébré le 12/06/2013 la Journée mondiale de l’accréditation, qui a eu lieu le 09 juin, sous le thème « L’accréditation : Pour faciliter le commerce international », profitant de cette occasion pour signer un protocole de coopération en matière d’accréditation avec son homologue algérien (ALGERAC).

L’accréditation est un terme assez vague qui peut être confondu avec la certification, elle-même forme de d’évaluation de la conformité d’un produit (au sens large : bien matériel ou service). L’accréditation diffère cependant, par l’évaluation de la conformité de la compétence technique. Le terme « compétence technique » signifie qu’un organisme d’évaluation de la conformité est apte à effectuer des étalonnages, des essais ou des inspections, ou à certifier des produits ou des systèmes de management sur la base de référentiels internationaux en vigueur. De ce fait, l’accréditation  constitue une garantie solide dans les prestations délivrées par les dits organismes. « C’est un vrai passeport technique signale Mme. Haddaoui Noura, responsable d’accréditation au TUNAC. En effet, le contexte actuel du commerce international, caractérisé par la libéralisation des échanges entre pays très différents du point de vue des conditions de production et des structures administratives, exige un environnement de confiance entre les différents acteurs économiques, quant à la sécurité et la qualité des produits. Ce rapport de confiance est traduit par des exigences, des normes de qualité, telles que les normes ISO. En conséquence, de nombreuses entreprises ont vu leurs biens être refusés aux frontières à cause de leur non-conformité.

L’accréditation est une garantie infaillible de cette conformité. En effet, selon le Directeur Général du TUNAC, le processus d’accréditation apporterait beaucoup aux Etats membres, signataires d’accords avec des forums et des organismes accréditeurs internationaux tels que l’International Laboratory Accreditation Cooperation (ILAC) et l’International Accreditation Forum (IAF), ou bien des forum régionaux comme l’European Accreditation (EA). La Tunisie est  signataire d’accords depuis 2008.

En conclusion, en adhérant à l’accréditation, tout le monde profiterait d’une infrastructure de qualité, transparente et crédible, d’organismes d’évaluation de la conformité (OEC) compétents dans tous les domaines. En effet, obtenir la reconnaissance internationale d’un OEC signifie l’acceptation facile de ses données sur les marchés d’outre-mer « accréditées une fois, acceptées partout », soit moins de dépenses générées par des reprises coûteuses, des essais et pas de risques de voir ses biens refusés aux frontières.

L’Etat bénéficie également de l’accréditation, car elle lui offre un moyen de mettre en application la législation nationale en matière de protection de la santé, de l’hygiène et la sécurité des consommateurs, de la protection de l’environnement ainsi que l’assurance de la conformité des produits et/ou services. Les consommateurs en profitent aussi, car ils cherchent la confiance dans la sécurité et la qualité des produits qu’ils utilisent et l’environnement dans lequel ils vivent.  Dans ce contexte, l’accréditation est un outil qui permet de répondre au mieux aux exigences du public en matière de santé et sécurité.

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