Les ex-rebelles veulent imposer leur loi, Benghazi s’y refuse

Les affrontements sanglants qui ont eu lieu hier, dimanche 9 juin à Benghazi, ayant opposé  une brigade d’ex-rebelles et des manifestants anti-milices ont fait au moins 28 morts et près de 60 autres blessés.

Selon le témoignage d’un journaliste de l’agence AFP ur place, des dizaines de manifestants, dont certains armés, ont tenté samedi de déloger la brigade « Bouclier de Libye » de sa caserne, provoquant un affrontement entre les deux groupes. Les protestataires affirment vouloir déloger les « milices » armées de leur ville, appelant les forces régulières à prendre le relais.

Rappelons que la brigade « Bouclier de Libye », formée d’anciens rebelles ayant combattu l’ancien régime, relève formellement du ministère de la Défense. Les autorités libyennes, qui ont du mal à former une armée et une police professionnelles, ont régulièrement recours à ces ex-rebelles pour sécuriser les frontières ou s’interposer dans des conflits tribaux.

Déjà, en octobre, des habitants de Benghazi s’étaient rebellés contre les milices, délogeant certaines d’entre elles de leurs bases.

Selon l’AFP, le nouveau pouvoir en Libye a du mal à désarmer et à dissoudre les groupes d’ex-rebelles qui font la loi dans le pays et tente de légitimer certains d’entre eux, malgré l’opposition d’une grande partie de la population. Benghazi, la deuxième ville de Libye d’où était partie en 2011 la contestation qui a conduit à la chute du régime de Kadhafi, a été le théâtre ces derniers mois de plusieurs attaques contre des intérêts occidentaux et d’assassinats de responsables de la sécurité.

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