Les émissions de CO2 dans le monde ont augmenté de 1,4% en 2012

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a exhorté les gouvernements à adopter rapidement quatre politiques énergétiques qui concilient obligations climatiques et croissance économique afin de se conformer à l’un des principaux objectifs du millénaire : assurer un environnement humain durable en réduisant la température du globe de deux degrés Celsius.

« Les changements climatiques ont nettement reculé dans les listes des priorités politiques. Mais le problème ne va pas disparaître pour autant, bien au contraire », a déclaré Maria van der Hoeven, la directrice exécutive de l’AIE à Londres, lors du lancement aujourd’hui du rapport Redessiner la carte énergie-climat, un rapport spécial s’inscrivant dans le cadre d’un rapport plus global, The World Energy Outloook, que l’agence publiera  le 12 novembre prochain.

Notant que le secteur de l’énergie est à l’origine d’environ deux tiers des émissions mondiales de gaz à effet de serre, elle ajoute: «Ce rapport montre que le chemin dans lequel nous sommes actuellement est plus susceptible de se traduire par une augmentation de la température comprise entre 3,6 ° C et 5,3 ° C. Mais il montre également que beaucoup plus pourrait être fait pour réduire les émissions du secteur de l’énergie sans compromettre la croissance économique, qui reste une préoccupation importante pour de nombreux gouvernements. »

Le rapport montre en effet que les émissions (CO2) liées à la consommation de l’énergie ont augmenté de  1,4% en 2012, atteignant ainsi un niveau record de 31,6 gigatonnes (Gt). Le document relève également plusieurs différences régionales importantes. Aux États-Unis, un passage du charbon au gaz dans la production de l’énergie a permis de réduire les émissions de 200 millions de tonnes (Mt), les ramenant au niveau des années 1990. La Chine a, par contre, connu la plus forte croissance des émissions de CO2 (300 Mt), mais grâce à ses investissement dans les énergies renouvelables, cette croissance demeure tout de même inférieure à celle enregistrée auparavant.

Le rapport propose enfin aux décideurs et aux responsables des gouvernements partout dans le monde quatre mesures qui pourraient réduire significativement les émissions du CO2 d’ici 2020.

Il s’agit premièrement de favoriser le concept de l’efficacité énergétique en investissant dans les constructions vertes et les moyens de transport écologiques. Une limitation de la construction et de l’utilisation des centrales thermiques à charbon permettrait également de réduire de 20% les émissions carboniques et de minimiser ainsi la pollution atmosphérique locale. Les experts de l’AIE appellent aussi à plus d’efforts afin de réduire les émissions de méthane. Ils préconisent enfin d’éliminer partiellement les subventions à la consommation de combustibles fossiles. Cette dernière mesure permettrait, estiment-ils, de déduire les émissions des gaz de 12% d’ici 2020.

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