Le FMI fait son mea culpa sur la Grèce

Le Fonds monétaire international a reconnu aujourd’hui, jeudi 6  juin, que le premier plan de sauvetage de la Grèce en 2010 s’était soldé par des “échecs notables” en raison de projections de croissance trop optimistes et des désaccords avec ses partenaires européens au sein de la troïka des créanciers (UE, BCE, FMI).

Mea culpa

“Il y a eu des échecs notables. La confiance des marchés n’a pas été rétablie et l’économie a été confrontée à une récession bien plus forte que prévue”, a indiqué le Fonds monétaire international (FMI), rappelant que la Grèce a dû être massivement renflouée une seconde fois au printemps 2012.

Selon l’agence AFP, le Fonds estimait alors que le pays renouerait avec la croissance dès 2012, alors qu’il s’est en réalité enfoncé dans la récession en 2013 pour la sixième année consécutive, malgré un deuxième plan d’aide massive au printemps 2012, sur fond de manifestations croissantes contre l’austérité.

Projections « dépassées »

Les projections de la dette publique grecque établies par le Fonds ont elles aussi été dépassées “dans une très large mesure” et n’ont pas anticipé l’explosion de l’endettement du pays qui pourrait dépasser cette année 170% de son produit intérieur brut, indique l’institution.

Le FMI, qui reconnaît avoir assoupli ses critères avant d’accorder son aide à la Grèce, estime que le fonctionnement même de la troïka des créanciers qu’il forme avec la Commission européenne et la Banque centrale européenne a posé des “problèmes pour la conception du programme” grec.

Selon le rapport, “le Fonds était tenu de négocier d’abord avec les pays de la Zone Euro (…) et ensuite avec les autorités grecques“, créant une source d'”incertitude” alimentée par les hésitations européennes.

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