Nouveau rapport de la BM : l’innovation condition sine qua non pour transformer les économies arabes

Un nouveau rapport intitulé «Transformer les économies arabes : La voie de la connaissance et de l’innovation », une collaboration entre la Banque mondiale, le Centre pour l’intégration en Méditerranée (CMI), la Banque européenne d’investissement (BEI) et l’Organisation islamique pour l’éducation, la science et la culture (ISESCO) montre comment une économie fondée sur l’innovation et le savoir peut contribuer à accélérer la croissance économique et à accroître la compétitivité.  Le rapport, rendu public le 4 juin  à Rabat, à l’occasion d’une conférence organisée avec l’ISESCO, souligne qu’il faut investir davantage dans un modèle économique basé sur la connaissance si l’on veut relever le défi du chômage dans les pays de la région.

Selon le nouveau rapport, l’ampleur du changement dépendra dans une large mesure de la manière dont l’économie du savoir prendra racine dans la région. Pour créer des emplois, il faut investir davantage dans les secteurs du savoir et mettre davantage l’accent sur les moyens de créer des économies compétitives, productives et viables.

De nombreux pays arabes ont fait des progrès au cours de la dernière décennie, qu’il s’agisse de l’accès à l’éducation, des technologies de l’information et des communications (TIC) ou de la mise en place d’un environnement institutionnel plus favorable à une croissance tirée par le secteur privé. Le Maroc et la Tunisie se sont attachés à promouvoir l’innovation, notamment par la création de technopôles et zones industrielles qui ont attiré l’investissement étranger direct et développé les activités manufacturières.

Le rapport montre qu’un modèle économique fondé sur le savoir nécessite la mise en œuvre d’importantes réformes dans différents secteurs afin de créer des conditions favorables à l’innovation et à la croissance.  Cela nécessitera l’adoption d’un train de mesures pour créer des économies plus ouvertes et plus dynamiques, former une main-d’œuvre plus qualifiée, améliorer les capacités d’innovation et de recherche, et développer les TIC et leurs applications.

Le transfert des connaissances est un autre élément important de l’économie du savoir – indispensable pour organiser, créer et diffuser les connaissances, notamment par le biais de l’investissement étranger direct et des échanges internationaux de biens et services.

L’étude montre également que l’intégration régionale peut être un atout pour élaborer un modèle plus solide de développement économique fondé sur le savoir dans la région MENA, en aidant à accroître les échanges commerciaux et à améliorer le fonctionnement du marché du travail.

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