Lancement à Tunis de l’initiative « Forsa »

La Grande Bretagne a lancé, à Tunis, mardi 4 juin 2013, l’initiative « Forsa ». S’inscrivant dans le cadre de la présidence de la Grande- Bretagne du G8, l’initiative se veut un instrument d’accompagnement des promoteurs des PME.

Soutenir, assister, appuyer, accompagner et conseiller les entrepreneurs des PME tunisiennes. Tels sont, en quelques mots, les objectifs de l’initiative « Forsa » (opportunité), qu’est venue lancer, à Tunis, mardi 4 juin 2013, la Grande-Bretagne. Alistair Burt, secrétaire d’Etat britannique chargé du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord au ministère des Affaires étrangères et du Commonwealth, a fait à l’occasion le déplacement de Tunis pour présenter l’initiative en question. Une initiative de mentoring (mentorat) qui s’inscrit dans le cadre de la présidence de la Grande-Bretagne du G8 (groupe de discussion et de partenariat économique de huit pays parmi les plus puissants économiquement du monde : États-Unis, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Canada et Russie) en 2013. Le sommet du G8 se tient les 17 et 18 juin 2013 à  Lough Erne (Irlande du Nord).

La Grande-Bretagne préside de ce fait le « Partenariat de Deauvilles », programme  qui entend poursuivre le soutien économique apporté aux pays arabe qui connaissent une transition économique. Comment ? Un des points de ce partenariat concerne précisément l’aide à fournir à ces pays en vue de  « libérer le potentiel d’un secteur dynamique de PME qui emploie des millions de personnes et s’appuie sur l’esprit d’entreprise de la région grâce à une assistance bilatérale et multilatérale qui renforce le cadre d’action juridique et réglementaire, qui améliore l’accès aux financements et développe les compétences entrepreneuriales, permettant ainsi aux PME de tirer parti des opportunités qu’offrent les marchés locaux et internationaux pour recruter davantage et devenir plus productives et plus compétitives ».

Dépasser l’existant

Le secrétaire d’Etat britannique devait dans son allocution mettre en évidence l’importance du défi que constitue le chômage et notamment celui des jeunes dans les pays de la région objet de l’initiative « Forsa » : la Tunisie, l’Egypte, le Maroc, la Libye, la Jordanie et le Yémen. Ce programme est géré, par ailleurs, en partenariat avec cinq autres (le Koweït, la Turquie, le Qatar, l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis) et des institutions financières internationales.

Même son de cloche du côté de Mehdi Jomaa, ministre de l’Industrie, qui a souligné l’urgence de résoudre l’équation du chômage notamment dans les rangs des jeunes diplômés. Il a insisté sur le fait que les attentes du pays sont grandes dans ce domaine relevant la nécessité de dépasser l’existant. « Nous pensons, toutefois, qu’il faut, dans une première étape, réussir ce qui est prévu par le plan de deux ans de cette initiative qui peut constituer un levier pour engager d’autres batailles salutaires », a-t-il affirmé.

Reprendre un projet qu’elle ne maîtrisait pas

Il a, par ailleurs, souhaité que « Forsa » soit des plus  bénéfiques pour les PME tunisiennes afin qu’elles aillent de l’avant sur le terrain de la compétitivité en étant mieux structurées et générant plus de valeur. Des PME qui constituent l’essentiel (95%) du tissu économique tunisien.

Cofondateur de Mowgli Mentoring, un incubateur d’entreprises, Simon Edwards, associé au projet « Forsa », a plaidé, pour sa part, en faveur d’un soutien aux entrepreneurs, notamment les plus jeunes d’entre eux, en vue d’accompagner leurs pas soulignant les  bienfaits du « réseautage » qui crée des solidarités et des synergies.

Et Simon Edwards n’est pas venu seul. Mais accompagné d’une jeune femme d’affaires libanaise, qui a profité des services de Mowgli Mentoring. Nadine Esmat est venue à cet incubateur d’entreprises un jour de février 2009 alors qu’elle était dans une situation des plus difficiles. Elle avait perdu son mari, Alain, et se retrouvait avec le projet de ce dernier, une société de conduite de travaux de bâtiments, sur les bras. Il lui fallait faire le deuil et reprendre un projet qu’elle ne maîtrisait pas. Mowgli Mentoring est alors venu pour lui redonner confiance en elle, assure-t-elle. La suite est connue : la jeune femme a été capable de redresser la situation. Et est devenue à son tour facilitatrice chez cet incubateur d’entreprises. Afin de guider les pas de bien d’autres.

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