Reprise difficile de l’emploi dans le monde

Le marché du travail dans les pays développés est accablé par la hausse continue du chômage alors que les économies émergentes affichent des progrès fragiles. C’est la principale constatation du « Rapport sur le travail dans le monde 2013: réparer le tissu économique et social», un rapport élaboré et rendu public hier par l’Organisation Internationale du Travail (OIT).

Le document établit une corrélation entre emploi et investissement. Ainsi, les difficultés rencontrées par les économies développées à booster l’emploi, trouvent leur origine dans l’incapacité de celles-ci, à la suite de la crise, « à transformer les profits en investissements réels ».  La part de ces économies de l’investissement mondial a en effet régressé de 60% en 2000 à uniquement 33% en 2012.

En revanche, dans les pays émergents, la hausse de l’emploi évalué à environ 7% en moyenne entre 2007 et 2012 a été soutenue par une croissance des investissements dans ces pays. En 2012, ces  économies ont représenté près de 47 % de l’investissement mondial contre seulement 27% en 2000.

Le rapport souligne également l’impact de la dynamique de l’investissement et des politiques de l’emploi sur le tissu social. Il relève ainsi un rétrécissement des classes moyennes dans les pays développés à cause notamment de la détérioration de la qualité de l’emploi et du chômage de longue durée.

Les classes moyennes ont par contre grandi dans les pays émergents et en développement. Elles ont augmenté de 263 millions en 1999 à 694 millions en 2010. Ces hausses ont été particulièrement constatées dans de nombreux pays asiatiques et latino-américains, ainsi que dans certains pays d’Afrique et du monde arabe.

Outre les constatations et les analyses, les experts de l’OIT ont inclus dans leur rapport plusieurs recommandations aux gouvernements et aux acteurs économiques dans tous les pays du monde, en leur proposant l’expertise de l’agence onusienne. Le rapport préconise un ensemble de mesures visant à favoriser l’investissement, telles que l’amélioration du traitement fiscal des bénéfices alloués à l’investissement productif, l’investissement public dans les infrastructures, la recherche et le développement dans des projets « verts ». Les rédacteurs du document insistent également sur l’amélioration de la régulation financière pour que les projets viables et les PME créatrices d’emplois puissent accéder au crédit. L’accent a été aussi mis sur la bonne gouvernance dans les secteurs public et privé afin d’assainir l’économie et de revitaliser par conséquent l’emploi.

Vous pouvez consultez le rapport sur le site de l’organisation (en anglais).

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