L’ONU dénonce l’usage d’agents chimiques en Syrie

Dans son dernier rapport devant le Conseil des droits de l’Homme, la Commission d’enquête de l’ONU sur la Syrie a dénoncé aujourd’hui, mardi 4 juin, l’usage d’agents chimiques dans au moins quatre occasions en Syrie, en mars et avril.

Qui a utilisé les armes chimiques ?

Les enquêteurs font état de 4 événements lors desquels ces agents auraient été utilisés, mais leurs enquêtes n’ont pour l’instant « pas permis d’identifier la nature de ces agents chimiques, les systèmes d’armes employées ni qui les a utilisés ».

La Commission, tout comme quelques ambassadeurs dont ceux de l’Union européenne et du Brésil, a demandé mardi 4 juin au gouvernement syrien d’autoriser la commission d’enquête sur les armes chimiques mise en place par le Secrétaire général de l’ONU à se rendre sur place.

Un rapport « déséquilibré », selon Damas

Le pouvoir syrien a accusé les rebelles d’avoir utilisé des armes chimiques à Khan Al-Assal le 19 mars et demandé une enquête de l’ONU. Mais il a ensuite rejeté l’intention de l’ONU d’envoyer une mission sur l’ensemble du territoire syrien.

Selon l’AFP, la Syrie a rejeté le rapport des enquêteurs le jugeant déséquilibré, tandis que l’ambassadeur russe devant l’ONU a assuré que la Syrie était toujours disposée à ce que les inspecteurs viennent à Khan Al-Assal.

Les enquêteurs accusent l’armée, aidée de milices et de combattants étrangers dont le Hezbollah, de commettre des violations des droits de l’Homme « dans le cadre d’attaques généralisées et systématiques contre les civils ».

Le rapport accuse aussi l’armée de bombarder de façon continue certaine régions, et de lancer des missiles sol-sol, des bombes à sous-munitions et thermobariques. Il indique aussi que l’armée, soutenue par les Comités Populaires, prive les villes de nourriture et de médicaments.

La Commission accuse également les groupes armés de l’opposition d’avoir commis des crimes de guerre, mais note que ces exactions n’ont pas atteint l’intensité et l’ampleur de celles commises par les forces gouvernementales et les milices affiliées.

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