États-Unis : la bombe à retardement des prêts étudiants

Aux Etats-Unis, le taux des prêts étudiants doublera le 1er juillet prochain, une hausse considérable pour les sept millions de jeunes qui emprunteront cette année à l’État fédéral pour financer leurs études et une menace dans un pays où la dette estudiantine est de 1000 milliards de dollars.

 Les Obama n’ont remboursé leurs prêts…qu’en 2004 !

La  dette étudiante pèse désormais plus que la dette totale des cartes de crédit américaines. Après les emprunts immobiliers, c’est la deuxième source d’endettement aux Etats-Unis. Rares sont les Américains qui ne sont pas concernés. Le couple Obama n’avait remboursé leur prêt étudiant… qu’en 2004. Au total 37 millions d’Américains continuent à rembourser des emprunts étudiants.

Selon l’agence AFP, l’université en Amérique (hors master) dure en général quatre ans et la scolarité coûte de 2 000 à 40 000 dollars net par an environ selon les établissements, en incluant les bourses.

 Deux étudiants sur trois finissent leurs études endettés,  en moyenne, de 26 600 dollars pour les diplômés de 2011. Ces emprunts ne sont plus accordés par les banques, dans leur grande majorité, mais directement par l’État fédéral, à un taux défini par la loi : 3,4 % depuis 2011 pour les étudiants indépendants, sous conditions de ressources (6,8 % pour les autres et les parents). Mais ce taux va expirer : il grimpera à 6,8 % pour tous les prêts accordés après le 1er juillet.

 « Ce n’est pas juste »

Les républicains et le président Obama veulent chacun que le taux des futurs emprunts dépende des cours du marché, aujourd’hui exceptionnellement bas, mais la formule préférée par les républicains conduirait à un taux plus élevé (5 % en 2014) que dans la version de la Maison-Blanche (environ 3,4 % en 2014).

 Autre différence majeure : chez Barack Obama, le taux du prêt, une fois accordé, resterait fixe jusqu’au dernier remboursement, 10 ou 20 ans plus tard. Les républicains, eux, préfèrent qu’il soit recalculé chaque année, ce qui permettrait aux jeunes actifs de profiter d’une éventuelle baisse des taux, mais les exposerait aussi à une hausse de leurs traites en cas d’envolée des taux. “Ce n’est pas intelligent“, a critiqué Barack Obama dans un discours à la Maison-Blanche. “Cela élimine les garde-fous pour les familles à bas revenus. Ce n’est pas juste.”

 

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