TICAD V : un appel à l’éradication de la faim dans le monde d’ici 2025

La Food Agriculture Organisation (FAO), le 1er juin 2013, à Yokohama au Japon, à travers ses représentants à l’ONU en charge de l’alimentation, le Directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, M. José Graziano da Silva, le président du Fonds international pour le développement agricole (FIDA), M. Kanayo Nwanze et la Directrice exécutive du Programme alimentaire mondial (PAM), Mme Ertharin Cousin, a appelé à l’éradication de la faim d’ici 2025, lors de la cinquième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD V).

En effet, la situation  mondiale actuelle de l’alimentation et de l’agriculture est caractérisée, selon la FAO, par des cours internationaux élevés et instables sur le marché des produits alimentaires et la persistance de la faim, ainsi que de la malnutrition. Ainsi, la FAO estime que le nombre de personnes sous-alimentées ou en sous-alimentation chronique est trop élevé et « inacceptable ». En effet, à en juger par les chiffres : 870 millions d’individus ont été touchés entre 2011 et 2012, soit 12.5% de la population mondiale, représentant un rapport d’une personne sur huit et causant la mort d’un enfant toutes les six secondes.

Cette situation rappelle la crise alimentaire de la Corne de l’Afrique en 2011- graves pénuries alimentaires plongeant la région dans une situation catastrophique -, la pire depuis 60 ans qui avait fait des dizaines de milliers de morts à cause de la sécheresse conjuguée à la hausse des prix alimentaires et des carburants.

Le combat contre la faim, d’après les responsables des agences onusiennes, passe par le soutien des petits exploitants, notamment les femmes, dans le but de les autonomiser et d’assurer l’égalité homme-femme (cause sous-jacente au fléau de la faim), la réalisation d’investissements responsables (secteur public ou privé), afin de développer une agriculture et un développement rural durables.

L’objectif est-il réaliste sur un continent africain manquant cruellement d’infrastructures ? Il est indéniable qu’un investissement massif pour le transport, l’énergie, les technologies de l’information et de la communication, l’accès à l’eau et l’assainissement sont nécessaires pour consolider ainsi la durabilité de la croissance du continent. Le chiffre de 200 milliards de dollars par an a été avancé par M. Solmon Maina (Kenya), en 2012, pour atteindre les objectifs

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