Mustapha Ben Jaafer présente le projet final de la Constitution dans la précipitation et les députés réagissent

Depuis plus de deux ans, ce qui a été écrit à propos de la prochaine Constitution de la Tunisie dépasse de loin les quelques articles sur lesquels nos députés peinent à s’accorder.

La dernière version est celle ratifiée en date du 1er  juin par le président de l’Assemblée nationale constituante, Mustapha Ben Jaafar, en l’absence de certains membres de la Commission chargée de la rédaction et de la coordination, dont notamment Fadhel Moussa et Amor Chetoui, qui ont fortement contesté, sur plusieurs médias, « cet acte prématuré ».

Dénonçant  la précipitation avec laquelle le projet final de la Constitution a été présenté, alors que les travaux du dialogue national se poursuivent, Fadhel Moussa a également exprimé son mécontentement de voir  le rapporteur général de la Constitution, Habib Khedher, outrepasser ses prérogatives pour s’arroger le droit de rédiger, tout seul,  la partie concernant les lois transitoires.

Amor Chetoui s’est insurgé, quant à lui,  du fait qu’aussi bien Mustapha Ben Jaafer  que la commission chargée de la rédaction et de la coordination ont décidé de présenter ce projet sans qu’aucun n’ait donné sa lecture, donnant ainsi naissance à un projet porteur de plusieurs déviations par rapport aux travaux des commissions.

S’agissant du texte qui engagera le pays pour de longues années, on ne peut ne pas avoir le cœur serré à entendre de telles déclarations. Nous reviendrons sur ce sujet avec des lectures plus approfondies de ce projet.

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