Khalil Zaouia fait le point sur les déséquilibres structurels des caisses sociales

Dans le cadre de son audition aujourd’hui à l’ANC, et en réponse aux questions des députés, Khalil Zaouia, ministre des Affaires sociales, fait le point sur l’état actuel des caisses sociales.

« Les difficultés des trois caisses sont structurelles », a-t-il assuré tout en expliquant que les déficits encourus ne sont pas uniquement dus à la mauvaise gestion mais également au système de financements de la CNSS, de la CNRPS et de la CNAM.

Tandis que la CNAM s’occupe de la couverture maladie, la CNRPS et la CNSS couvrent principalement la branche de pensions de vieillesse. Cette branche est financée par un système de financement par répartition : les  pensions de retraite sont alimentées directement par les cotisations prélevées au même moment sur la population active.

«  En 1990, on comptait 5 actifs pour chaque retraité, aujourd’hui nous en sommes à 2,8 pour un retraité. Il en faut au moins 4 actifs pour un retraité pour préserver l’équilibre », a ainsi expliqué le ministre.

Pour la mise à niveau du système de sécurité sociale, tous systèmes confondus, Khalil Zaouia préconise une réforme globale, laquelle serait basée sur une récente étude  actuarielle intégrale réalisée par le CRESS (Centre de recherches et d’études de sécurité sociale).

Mais cette réforme n’est, selon le ministre, pas prévue pour le court terme. La diversification des sources de financement des caisses, la rationalisation des dépenses, l’optimisation des négociations salariales avec les divers partenaires sociaux, la révision de l’âge et des conditions du  départ à la retraite et du départ à la retraite anticipée sont toutes des mesures qui prennent du temps. Entre- temps, le ministère a engagé des procédures urgentes pour résorber une partie des déficits et «  assurer la liquidité des caisses ». Ainsi, une « rallonge de 150 millions de dinars a été injectée au début de l’année. » D’autres montants seraient progressivement programmés dans le cadre des lois de finances des trois ou quatre années prochaines.

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