Slim Besbes : le financement par les Private Equity reste en deçà du potentiel qu’offre le site Tunisie

Outre le recours traditionnel aux banques et la micro-finance, le  financement par Capital Investissement (CI) peut être une méthode de financement efficace pour les PME, tel était le message principal que voulaient transmettre les participants à la 4ème édition de l’Euromed capital forum portant sur le thème « Capital Investissement  et financement des PME dans les pays riverains de la Méditerranée »

Intervenant, Slim Besbès, ministre conseiller auprès du chef du gouvernement chargé du dossier économique a bien mis l’accent sur la corrélation entre le développement de l’économie et  l’encouragement à l’initiative privée, à travers  l’instauration d’un climat favorable à la création de l’entreprise, notamment la PME, « un des piliers de développement, d’attraction de la main-d’œuvre et une source essentielle de l’innovation et de la création de richesse ».

« Représentant la majorité du tissu économique, il devient nécessaire de développer ce type d’entreprises qui sont capables de promouvoir l’économie nationale, de faciliter leur émergence et leur développement et de donner une nouvelle poussée en avant », lance-t-il.

Cependant, si l’on veut agir sur le vivier des PME et promouvoir davantage ce type d’entité économique, une réflexion de fonds sur un financement et une assistance adaptés est nécessaire.

« Etant donné que les Pme sont souvent dans l’impossibilité d’apporter les garanties exigées par les bailleurs de fonds traditionnels, le Private equity constitue une réponse adéquate aux besoins de financement en fonds propres à long terme à chaque stade de leur développement. C’est une classe d’actif d’un positionnement très particulier au sein du paysage financier; d’une part elle permet aux PME de renforcer leur capacité à accéder aux moyens de financements traditionnels et d’autre part elle forme le tremplin pour l’introduction au marché financier » souligne M. Besbes, ajoutant qu’il s’agit d’une nouvelle profession qui conjugue l’apport en capital à un accompagnement rapproché en matière de stratégie, d’organisation, de bonne gouvernance et de transparence.

Slim Besbes a estimé que « malgré les efforts déployés, le financement des entreprises par le biais des acteurs de Private Equity reste un moyen assez peu développé en Tunisie ».

Selon une étude réalisée par University Business School of London et Ernest And Young, relative au classement des pays les plus attractifs de Private Equity and venture capital pour l’année 2012, la Tunisie a été classée au 49e rang (74e  rang en 2011), devançant le Maroc 53e  et l’Egypte 56e.

Slim Besbes indique « qu’historiquement le capital investissement a été fondé par des investisseurs ayant une forte culture entrepreneuriale. Toutefois, en Tunisie la genèse du capital investissement s’est développée autour d’une logique financière et d’une défiscalisation des bénéfices par sa composante entrepreneuriale. »

Toujours selon lui, l’enjeu reste donc de faire du capital investissement un vecteur de croissance et de développement, créateur de valeur et de richesse.

Slim Besbes a, à ce  titre, rappelé certains chiffres donnant une image du Private Equity aujourd’hui. Ainsi, à la fin de 2012, on dénombre 47 SICAR, 26 FCPR et 4 FA en Tunisie qui ont accompagné environ 2800 entreprises pour un montant de 1100 MD. En 2012, les fonds de Private Equity ont investi dans plus de 214 entreprises pour un montant de 85,4 MD.

Le ministre conseiller auprès du chef du gouvernement conclut en estimant que « la Tunisie de par sa situation géographique et de par son contexte de développement économique, a de grands atouts à faire valoir pour se positionner en tant que réelle place financière internationale ».

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