Fahem Boukadous : « La réaction de la justice militaire est disproportionnée »

En marge de la rencontre sur « La transition radiophonique en Tunisie », tenue ce mardi 28 mai, au siège du Syndicat national des journalistes tunisiens à Tunis, l’Economiste Maghrébin a sollicité la réaction du journaliste Fahem Boukadous- célèbre pour avoir été emprisonné sous l’ère de Ben Ali parce qu’il avait couvert les évènements sanglants du Bassin minier, en 2008. Il est intervenu sur la décision du Tribunal militaire permanent de première instance de Sfax de traduire le blogueur Hakim Ghanmi en justice, pour avoir violemment  critiqué sur le site « Pages tunisiennes » la manière dont l’administration de l’hôpital militaire de Gabès avait traité une patiente.

Ayant suivi cette affaire dans ces moindres détails, Fahem Boukadous avoue ne pas comprendre la réaction « disproportionnée » de l’autorité militaire. « J’ai l’impression que les faits incriminés ne méritent pas une telle réaction de la part du tribunal militaire. Il s’agit d’un citoyen libre, qui a attiré l’attention sur le traitement inhumain infligé à une patiente dans un hôpital militaire. Qu’y a-t-il de mal à cela ? ».

Et d’ajouter : « Il s’agit d’ une violation de la liberté de la presse  et d’une instrumentalisation de la justice militaire pour museler la liberté  d’expression ».

Notons que le blogueur est accusé d’avoir porté « atteinte à la dignité de l’armée nationale, nui, sciemment, à un tiers, à travers les réseaux publics de télécommunication et  imputé à un fonctionnaire public des faits illégaux en rapport avec ses fonctions sans en établir la véracité ». De lourdes charges pour des faits anodins !

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