Affaire Jabeur Mejri : les signataires de la pétition se font attendre

Dans le cadre de la lecture du rapport annuel d’Amnesty International s’est tenue une conférence de presse aujourd’hui, au siège de la section tunisienne d’Amnesty International.

Sondes Garboug, présidente de la section tunisienne, s’est indignée du manque de mobilisation de la société civile en faveur du prisonnier d’opinion Jaber Mejri, jeune tunisien condamné à 7 ans et demi de prison et une amende de 1000 dinars le 28 mars 2012, par  le tribunal de première instance de Mahdia, pour avoir publié sur son blog une caricature représentant le prophète. Le nombre des signataires tunisiens de la pétition pour la libération du premier prisonnier tunisien après la révolution est très limité et ne dépasse pas les 400, contrairement aux signatures en provenance des pays européens. En comparaison, «  le plus petit nombre de signatures que nous avons reçues d’un pays européen est  de 11 000», affirme Sondes Garboug.

De façon plus générale, la situation des droits de l’Homme et de la liberté d’expression est sur une mauvaise pente en Tunisie affirme Sondes Garboug, puisque  des blogueurs et des journalistes sont toujours poursuivis à cause de leurs opinions. Dans le même contexte, Sondes Garboug, a affirmé que les autorités tunisiennes utilisent les mêmes textes juridiques de l’avant 14 janvier et se basent sur la notion d’« atteinte à la pudeur » et/ou « au sacré ».

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