Syrie : la conférence de la dernière chance?

Alors que Damas a confirmé sa participation à la nouvelle conférence internationale visant à mettre fin au conflit en Syrie, la Coalition nationale de l’opposition syrienne a connu un sérieux revers dans ses efforts d’unification des opposants au régime de Bachar al-Assad, avec le fiasco d’un vote sur son élargissement à de nouveaux membres, ce qui laisse planer le doute sur sa participation à cette conférence.

De son côté, le chef de la diplomatie française a exprimé l’espoir de faire avancer le projet de conférence, baptisée Genève-2, lors d’une rencontre qu’il aura lundi soir 27 mai à Paris avec ses homologues américain et russe, John Kerry et Sergueï Lavrov, dont le pays est le principal allié du régime de Damas.

Notons que le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem, a annoncé en Irak  » sa décision de principe de participer à la conférence internationale » de Genève-2, estimant que cette conférence, initiée par Washington et Moscou qui souhaitent voir régime et opposition se rencontrer en juin, « sera une bonne occasion de trouver une solution politique à la crise en Syrie ». L’annonce a été jugée insuffisante par l’opposition, qui a sommé Damas de clarifier sa position sur un départ du président Assad.

Divisions au sein de l’opposition

Réunie depuis jeudi à Istanbul, la Coalition n’est pas parvenue à surmonter ses divisions pour adopter une position claire sur ces négociations et doit poursuivre ses débats ce lundi 27 mai. Après quatre jours de pourparlers difficiles à Istanbul pour définir une liste de 22 nouveaux entrants, les membres de la Coalition, qui constitue le principal groupe de l’opposition syrienne, ne sont parvenus à ratifier l’accession que de huit d’entre eux, rapporte l’agence AFP.

L’engagement militaire du Hezbollah

Entre-temps, le Liban se retrouve de plus en plus entraîné dans la guerre en Syrie, où le Hezbollah libanais s’est engagé depuis une semaine aux côtés de l’armée syrienne, lors des combats pour reprendre la ville stratégique de Qousseir (centre). Samedi, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avait assuré que sa formation se devait d’intervenir en Syrie, car ce pays est « la protection arrière de la résistance » et « la résistance ne peut rester les bras croisés quand sa protection arrière est exposée ».

Sur le terrain, 22 combattants du Hezbollah ont été tués samedi dans les combats à Qousseir, a affirmé dimanche une source proche du mouvement chiite libanais. La ville de Qousseir est contrôlée à 80 % par l’armée syrienne et le Hezbollah, a affirmé cette source.

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