La croissance économique mondiale demeure faible

La reprise de l’activité économique mondiale devrait se faire lentement en 2013, mais la croissance restera en dessous des attentes, c’est ce qui ressort de la conférence de presse, organisée hier jeudi au siège de l’ONU, sur la mise à jour semestrielle du rapport sur la situation et les perspectives de l’économie mondiale 2013, élaboré conjointement par le Département des affaires économiques et sociales (DAES) de l’ONU et la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED).

Selon le même rapport, mis à jour à mi-parcours, et qui prévoyait initialement, pour l’année 2013, un ralentissement majeur de l’économie mondiale, la croissance du Produit mondial brut (PMB) devrait atteindre 2,3%, soit celle enregistrée en 2012.  Ce chiffre demeure en deçà du potentiel, notent les auteurs du rapport, mais devrait se renforcer progressivement pour atteindre 3,1% en 2014.

Les gains en matière d’emploi seront faibles et la situation de l’emploi demeure un défi politique de taille pour un grand nombre d’économies. Début 2013, le taux de chômage frôlait 27% de la population en Grèce ou en Espagne.  Celui des États-Unis s’améliore mais reste historiquement élevé.

Toutefois, plusieurs développements positifs ont été enregistrés depuis la publication du rapport initial, en décembre dernier, et l’activité économique devrait reprendre, lentement, au cours du second semestre de 2013, dans la plupart des régions du monde, a expliqué, lors de cette conférence, la sous-secrétaire générale chargée du développement économique au DAES, Mme Shamshad Akhtar.

Par ailleurs, les auteurs constatent que depuis 2012, les pays développés ont élaboré diverses mesures destinées à préserver la confiance des consommateurs, des entreprises ou des investisseurs, mais que celles-ci ont eu peu d’effet sur la croissance économique.

Mme Akhtar a cependant mis en garde contre les incertitudes qui persistent face aux conséquences des mesures de reprise économique et contre plusieurs risques, à court ou à moyen termes, qui pourraient « faire dérailler » cette faible reprise de l’économie mondiale, en particulier dans les pays développés.

Au cours des premiers mois de l’année, les perspectives de croissance se sont, en effet, améliorées aux États-Unis et au Japon, par exemple. Toutefois, des coupes sombres dans les dépenses américaines, des incertitudes budgétaires ou une pression fiscale accrue pourraient modifier cette tendance.

Au Japon, les conséquences de la dévaluation du yen sont également incertaines. Enfin, dans la zone Euro, la crise de la dette publique de certains États a été contenue, mais l’économie réelle est ralentie par des programmes d’austérité et par l’incertitude.

Les économies en développement ou en transition continuent d’enregistrer une croissance plus importante que les économies des pays développés. Celle-ci demeure toutefois plus faible qu’avant la crise économique et financière mondiale.

Les auteurs du rapport prévoient notamment une croissance à 7,8% pour la Chine en 2013 et précisent que plusieurs grands pays en développement, dont le Brésil, la Chine, l’Inde et la Fédération de Russie ont connu un ralentissement significatif de la croissance au cours des deux dernières années.

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