Spectacle saisissant d’une gigantesque explosion sur la Lune

L’Agence spatiale américaine Nasa a capturé les images de l’explosion d’une météorite de 40 kg sur la surface lunaire, la plus puissante jamais enregistrée par l’agence spatiale américaine en huit ans d’observation des chutes de météorites sur la Lune.

Selon l’AFP, qui rapporte les observations effectuées par la NASA, l ‘explosion a provoqué un éclair dix fois plus brillant que les explosions précédemment observées, qui aurait été visible de la Terre sans télescope. Or, plus de 300 explosions ont été enregistrées par l’agence depuis le lancement de son programme en 2005. Un satellite de la Nasa en orbite autour de la Lune est désormais à la recherche du cratère nouvellement formé, dont la largeur pourrait atteindre 20 mètres selon les scientifiques.

Après l’étude des enregistrements numériques réalisés par un télescope automatisé, les chercheurs ont déterminé que la météorite avait un diamètre de 30 cm environ et qu’elle voyageait à une vitesse de 90 000 km/h quand elle s’est écrasée sur la surface lunaire avec une puissance équivalente à cinq tonnes de TNT. La même nuit, les caméras ont détecté un nombre inhabituellement élevé de météorites dans l’atmosphère terrestre. La plupart se consument bien avant d’atteindre le sol, mais un astéroïde dont le diamètre a été estimé à 20 cm a explosé au-dessus de Tcheliabinsk, dans l’Oural. La boule de feu et l’énorme onde de choc ont fait plus de 1 500 blessés, endommageant des bâtiments et brisant des vitres. Il s’agissait du plus gros objet ayant frappé la Terre depuis 1908. « La boule de feu russe était bien plus grande en ordre de grandeur et possédait 100 000 fois plus d’énergie », précise Bill Cooke, du Meteorite Environment Office au centre spatial Marshall, à Huntsville dans l’Alabama.

Le chercheur de la Nasa juge toutefois que l’explosion sur la Lune et le fort nombre de météorites observées dans l’atmosphère terrestre le 17 mars ont un lien, la Terre et son satellite voyageant alors dans une région de l’espace truffée d’astéroïdes et de poussière. « Nous surveillerons les signes d’une répétition du phénomène l’an prochain quand le système Terre-Lune repassera dans la même région », conclut Bill Cooke.

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