Aujourd’hui, début de la deuxième phase du Dialogue national sous les auspices de l’UGTT

Le coup d’envoi de la deuxième phase du Dialogue national a été donné ce matin, 16 mai, au palais des congrès à Tunis. Cette phase, qui se tient à l’initiative de l’UGTT, a notamment recueilli  l’adhésion du mouvement Ennahdha et du CPR, qui avaient boycotté la première phase de l’initiative de la centrale syndicale du 16 octobre dernier. Le président du parti islamiste, Rached Ghannouchi, et le secrétaire général du CPR, Imed Daimi, rejoignent ainsi les leaders des autres partis politiques (Nidaa Tounes, Al-Jomhouri, Al-Massar, PPDU, Parti des travailleurs, Ettakatol, Coalition Démocratique, Al-Mubadara)  et des organisations de la société civile, pour une nouvelle étape de négociations, à la recherche du consensus national. Des négociations  qui partiront des acquis du 16 octobre, mais également des résultats des pourparlers du mois dernier, engagés à l’initiative de la présidence de la République.

Bien que les congressistes aient tous réitéré leur engagement aux valeurs du dialogue et du consensus, des divergences n’ont toutefois pas tardé à émerger.

Le président provisoire de la République, Moncef Marzouki, a en effet été hué par une partie de l’assistance, pour avoir défendu dans son allocution, le droit des filles niqabées à passer les examens sans se dévoiler le visage.

Ali Laarayedh, le Chef du gouvernement a, lui, tenu un discours classique, où il a été question de saluer les martyrs, d’insister sur les valeurs de la République et de la religion modérée et de rappeler les priorités de la période à venir: la politique sécuritaire ferme, le dialogue politique et social, la propulsion des investissements et la variation des sources de financement. Ces priorités n’ont pas été les mêmes pour tous.

Ainsi, Wided Bouchamaoui, la présidente de l’UTICA, a appelé tous les partis politiques et les organisations à hisser le dossier économique en tête de liste de leurs priorités.

Abdessattar  Ben Moussa, le président de la LTDH s’est lui montré préoccupé par la place des droits et des libertés dans la prochaine Constitution. Les propos de Mustapha Ben Jaafar assurant que « les Tunisiens n’ont pas à craindre ni pour, ni de la Constitution » ne semblent pas avoir rassuré le militant des droits de l’Homme.

Le bâtonnier Chawki Tabib a pour sa part insisté sur le problème du terrorisme et de la violence qui s’est notamment soldé par l’assassinat de Chokri Belaïd et les évènements sanglants de Jebel Chaambi. Le président de l’Ordre des avocats a également tenu à mettre en garde les partis politiques, contre toutes tentatives d’exclure ou d’éloigner les organisations de la société civile : « Nous ne sommes certes pas vos partenaires dans le pouvoir, mais nous partageons la même patrie et le même destin », a-t-il fustigé.

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