Samir Dilou : « Il faut du temps pour faire table rase des violations aux droits de l’Homme même après la révolution »

La révolution n’a pas encore apporté son lot de réformes promises d’avant -23 octobre. A preuve, les violations des droits de l’Homme ont encore de beaux jours devant elles, notamment  dans les prisons. Pour Samir Dilou, ministre des droits de l’Homme et de la Justice transitionnelle, s’intéresser aux violations des droits de l’Homme subies par les prisonniers est essentiel étant donné « qu’ils sont privés de leurs libertés et vivent dans des conditions délicates ».

Dans ce cadre, un accord de coopération entre ledit ministère et le Centre de Genève pour le contrôle démocratique des forces armées intitulé : «  Protocole d’accord pour le soutien de la bonne gouvernance dans le secteur de la sûreté à travers le respect et le soutien des droits de l’Homme »,  a été signé aujourd’hui 15 mai au siège du ministère de la Justice transitionnelle et des Droits de l’Homme.

Le représentant du Centre Arland Lyuthold a rappelé que ce n’est pas le premier accord signé depuis la révolution tunisienne avec un ministère et a dit qu’il est important pour les deux partenaires  que cet accord traduise l’attachement du ministère au respect des droits de l’Homme, notamment dans la Tunisie démocratique. «  Cet accord ne restera pas encre sur papier », affirme le représentant du Centre de Genève pour le contrôle démocratique des forces armées.

« Garantir le respect des droits de l’Homme en Tunisie »  est, entre autres, l’objectif principal de cet accord, indique l’article 1. Déjà les violations des droits de l’Homme ne cessent de croître, ce qui rend l’appui des organismes extérieurs expérimentés en la matière une nécessité absolue. Samir Dilou a d’ailleurs déclaré que le chemin est difficile pour faire table rase de toutes ces violations même après la révolution.

Ce qu’on peut reprocher à cet accord c’est l’exclusion de la société civile  de ce partenariat,  alors qu’elle avait toujours son mot à dire sur la question et c’est grâce à  elle, en effet, que  les  violations des droits de l’Homme, notamment la torture dans les prisons,  ont  été maintes fois révélées.

L’exclure revient à condamner à l’échec tout effort visant à mettre un terme aux violations des droits de l’Homme.

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