45% de la production annuelle des volailles proviennent des abattoirs non contrôlés

La chambre syndicale des abattoirs et des transformateurs de volailles a mis en garde contre les risques de consommation de volailles égorgées dans des circuits anarchiques et dont la production annuelle  atteint 45%.

  La consommation de ce type de volailles peut causer le virus de « Salmonella » qui provoque des maladies, telles que la fièvre typhoïde, la fièvre paratyphoïde et la toxi-infection alimentaire.

  Intervenant, au cours d’une conférence de presse organisée mardi 14 mai à Tunis, à l’occasion du lancement d’une campagne de sensibilisation sur « les risques de l’abattage anarchique des volailles », le président de la chambre précitée, relevant de l’Union Tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (UTICA), Rached Lahmar a souligné que la moitié de la production de volailles(poulet et dinde) est égorgée sans aucun contrôle sanitaire et en dehors des 28 abattoirs organisés.

  La chambre et le Groupement Interprofessionnel des Produits Avicoles et Cunicoles (GIPAC) présenteront des spots publicitaires montrant les risques d’achat des volailles égorgées dans des espaces non contrôlés, ne respectant pas les fondements de sécurité et comportant des risques pour la santé et l’économie.

 Mohamed Gamra, éleveur de volailles et membre de la chambre, a fait savoir que le poids d’un poulet acheté d’un abattoir anarchique contient près de 25% d’eau en raison de la manière de son égorgement et des déchets, tandis que la couleur blanche est causée par l’utilisation des glaçons et le nettoyage avec le chlore (eau de javel).

 Et d’ajouter que la couleur du poulet égorgé dans les circuits organisés est jaunâtre du fait de son traitement à l’air qui réduit le degré de sa chaleur de 28 degrés lors de l’égorgement à 0 degrés d’où l’élimination de tout risque de prolifération des microbes.

 Selon lui, les éleveurs de volailles achètent les poussins des couveuses dès la pondaison pour les soumettre ensuite au contrôle vétérinaire. Ce contrôle permet de vérifier l’inexistence de maladies tout au long de la période de leur élevage jusqu’à ce que leur poids atteigne 1,800kg.

 Il a noté, dans ce cadre, que cette procédure est vérifiée avant l’égorgement.

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