Sauver ce qui peut encore l’être de l’économie tunisienne

Soucieuse de sauver ce qui peut encore l’être de l’économie tunisienne qui traverse l’une de ses pires crises, l’Utica a proposé, en marge du dialogue national sur la relance de l’économie, un plan d’urgence en neuf points qui vise à enrayer le déclin, retourner la situation et amorcer la  relance. Ce plan s’articule essentiellement sur la reconquête de la confiance des investisseurs et des marchés extérieurs.

Présenté par Hichem Elloumi, vice-président du bureau exécutif de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica), ce plan met en premier lieu l’accent sur la nécessité de garantir la pérennité des activités d’approvisionnement, d’importation et d’exportation, comme étant une priorité nationale et de pénaliser tout acte susceptible de les entraver. L’urgence est aussi à retrouver une meilleure note souveraine.

Le deuxième axe de ce plan s’articule autour de la nécessité d’améliorer la qualité des services publics, en rassurant les responsables administratifs  et en sanctionnant les mauvais éléments.

Mettre au clair les perspectives d’avenir est également l’une des mesures à entreprendre d’urgence, pour relancer le processus de prise de décision et d’investissement.

Il s’agit, également, d’instaurer un discours économique responsable au niveau politique et médiatique, pour éviter toute confusion qui peut s’avérer néfaste à l’activité économique.

Il est, en outre, nécessaire d’œuvrer à faire face à l’inflation, en synchronisant la croissance économique et les salaires, en mettant en place les bonnes stratégies pour mettre fin à la détérioration du pouvoir d’achat du citoyen, à l’appauvrissement des entreprises et à la baisse de la valeur du dinar et au recours excessif à la compensation.

Le 6e axe de ce plan consiste à maîtriser les débordements sociaux qui relèvent parfois de la surenchère et de l’indiscipline au sein des structures syndicales et qui menacent fortement la survie des entreprises.

La centrale patronale appelle, par ailleurs, à soutenir les entreprises sinistrées, à œuvrer à mettre en place des  mécanismes efficaces de financement et à favoriser une prise de conscience générale quant à l’importance de préserver le tissu économique existant.

L’Utica a en outre mis en garde contre les risques que représente l’économie parallèle qui fait subir des dommages considérables à l’économie nationale, qui échappe à tout contrôle fiscal et qui menace la santé, la paix et la sécurité des citoyens.

Le plan met aussi l’accent sur l’impossibilité de réaliser la démocratie dans un pays dont l’économie est en situation difficile et plaide pour  un consensus politique sur la nécessité de contenir la crise actuelle et de sauver l’économie nationale.

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