Yamina Thabet : « Les droits des minorités dans la nouvelle Constitution ont été marginalisés »

Une association de défense des  minorités en Tunisie a dénoncé la marginalisation des droits de ces catégories dans la nouvelle Constitution  qualifiée de “Constitution des gens forts“.

La présidente de l’association tunisienne d’appui aux minorités en Tunisie, Yamina Thabet, a accusé, lors d’une conférence organisée, dimanche 12 mai à Tunis, la nouvelle Constitution “d’avoir ignoré les droits des minorités dans les domaines  religieux, ethniques, sociaux et sanitaires“, affirmant avoir soumis dans ce sens des recommandations à l’Assemblée nationale constituante.

“La citoyenneté n’est pas en contradiction avec l’identité culturelle, civilisationnelle ou l’appartenance religieuse“, a-t-elle dit, soulignant que l’histoire de la Tunisie  confirme la cohabitation pacifique des différents groupes ethniques et sociaux.

Cet aspect a été confirmé par l’universitaire Abdelhamid Largueche qui a proposé une approche historique de la présence des minorités en Tunisie, citant des pratiques de cohabitation pacifique durant la période coloniale, et au cours de l’édification de l’Etat moderne.

De son côté, l’universitaire Ayda Ghdiri a analysé la notion de minorité dans les pays développés passant en revue les modèles de textes législatifs proposés par ces pays pour garantir le droit des minorités à vivre en paix sans souffrir de l’exclusion, ni de la marginalisation.

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