Débat national sur l’économie, dernière chance…

Le discours de Wided Bouchamaoui sur la conjoncture actuelle en Tunisie était, lors de l’ouverture du débat national sur l’économie tunisienne organisé aujourd’hui au sein de l’UTICA, le moins qu’on puisse dire  peu rassurant.

Des obstacles économiques qualifiés de nombreux par la présidente de l’UTICA signaleraient un plus grand danger pour le pays que seul un dialogue national permettrait de dépasser :  « Notre dernière chance pour sauver ce qui peut l’être avant qu’il ne soit trop tard », a-t-elle déclaré. En effet, cette initiative permettrait de redonner autant d’importance au débat économique qu’à celui politique. Entre autres beaucoup de questions ont été posées, deux ans après le soulèvement du 14 janvier : « Qu’en est-il des revendications (travail, dignité, liberté ?) », «  Qu’a-t-on accompli jusqu’à présent ? Pourquoi a-t-on échoué jusque-là ? ».

Car la situation ne semble pas avoir changé : des régions intérieures pauvres, de grands projets pour le développement n’ont pas encore commencé, des métiers de l’artisanat au bord de la faillite, un secteur informel (contrebande : drogue, armes..) qui menace de plus en plus la sécurité et la stabilité du pays peignant un paysage de conditions sécuritaires défaillantes (l’exemple du Mont Chaambi).

 Une réponse claire à toutes ces questions, selon Bouchamaoui : « Pas de démocratie sans économie solide, penser au citoyen moyen, s’élever des intérêts des partis et des conflits idéologiques ». Car « l’union est le seul secours possible » pour sauver l’économie nationale tributaire de la sécurité du pays. Le combat de la Tunisie est celui contre la pauvreté, le chômage dans le but de créer la richesse et non de la répartir avant de l’avoir créée.

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