Des nanoparticules intelligentes qui traitent le diabète

Surveillance,  injections, adaptation des doses d’insuline, et ce, plusieurs fois par jour : c’est ce qui fait le quotidien du diabétique.  Ce dispositif  thérapeutique contraignant peut mener au désintéressement du patient vis à vis de sont traitement avec des répercussions lourdes de conséquences  sur sa santé. Ainsi pour alléger cette charge, une équipe de chercheurs américains sous la direction du docteur Zhen Gu, professeur de génie médical à l’Université de Caroline du Nord, ont réussi le pari fou de créer un système de nanoparticules “intelligent” permettant de libérer  dans le sang des doses d’insuline par elles-mêmes.

Comparé à une  “boucle fermée qui imite l’activité du pancréas, libérant l’insuline en réponse au changement du glucose“,  le système en question est constitué de nanoparticules injectées sous la  peau,  programmées de manière à libérer dans le sang de l’insuline lorsque le taux de glucose augmente, ramenant la glycémie à un taux normal par la suite.  Il est composé essentiellement d’insuline et d’enzymes,  certaines d’entres elles sont chargées positivement et d’autres négativement ; celles-ci étant attirées les unes vers les autres pour former un réseau organisé de manière à ce qu’il ne se disperse pas dans le corps.

Ayant été conçu de sorte à avoir une autonomie d’environ 10 jours, ce prototype est pour l’instant fonctionnel seulement pour les souris de laboratoire, en attendant qu’un modèle soit réalisé au plus vite pour les humains.

Cette technologie pourrait améliorer fortement la prise en charge des personnes atteintes de diabète car de par son autonomie, elle confère aux patients une indépendance vis-à-vis du traitement. Une telle invention constitue un progrès notable, voire pour certains une révolution dans le traitement du diabète.

L’avènement des technologies de pointe serait donc d’un très grand apport devant la progression de cette maladie qui touche en Tunisie (selon l’Enquête Nationale de Nutrition de 1996/1997) 9.9 % de la population tunisienne adulte âgée de 20 ans et plus (9.5% chez les hommes ,  10.1% chez les femmes), et qui, d’ici à 2025, touchera  333 millions d’individus, soit 6,3 % de la population mondiale. Dans l’immédiat,  les efforts continuent à se concentrer sur l’éducation, un moyen  peu onéreux et efficace qui  fait prendre conscience au patient de la nécessité du respect du traitement et des mesures diététiques et d’hygiène de vie pour contrôler son diabète.

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