Avancement du budget 2013 : : premier trimestre

Aujourd’hui, 8 mai, a eu lieu la conférence de presse tenue par M. Elyess Fakhfekh, ministre des Finances, autour des thèmes du budget de l’Etat, du secteur bancaire ainsi que de la conjoncture nationale et mondiale.

Résultats 2012/2013 

2012 a vu l’adoption d’une loi de finances complémentaire comprenant un ensemble de mesures pour le financement de l’investissement et de l’emploi, mesures de soutien aux entreprises totalement exportatrices et mesures conjoncturelles pour soutenir les entreprises économiques à poursuivre leur activité. L’exécution du budget de l’Etat pour 2012 a permis, selon le ministre des Finances, de réduire le déficit budgétaire aux alentours de 5%, contre 6.6 % prévisionnel, 3.5% en 2011, ce qui a permis de stabiliser le taux d’endettement public autour de 44% du PIB. Toujours dans la même année 2012, les résultats provisoires de l’exécution du Budget de l’Etat montrent des recettes fiscales en hausse soit 15 038 MD par rapport à l’année 2011 (13668 MD). Les dépenses de gestion ont également augmenté entre 2011 (12 471 MD) et 2012 (14 644 MD) dont 8656 MD pour les salaires, 4769 MD pour les dépenses en capital et 3624 MD pour les dépenses de compensation.

Les résultats du premier trimestre 2013 montrent une croissance au ralenti des recettes fiscales (0.7% par rapport aux résultats du premier trimestre 2012 contre 13.5% prévus pour la même période et 10.7% prévus pour toute l’année). Les dépenses de compensation ont également crû de 772 MD. Cependant, le rapport fourni par le ministère des Finances affiche une évolution satisfaisante des investissements directs : 147 MD pour le premier trimestre 2013 contre 77MD pour le premier trimestre de l’année précédente.  Les résultats enregistrés pour le premier trimestre 2013 indiquent un certain nombre de contraintes  comme  un ralentissement du taux de croissance mondial en 2013 et surtout dans la zone euro, ce qui a incité à la révision du taux de croissance national pour le budget 2013 de 4.5% prévu à 4%.

A quand l’audit des banque publiques ?

Le financement de l’économie tunisienne dépend largement du secteur bancaire. C’est pourquoi, leur rôle reste crucial dans la relance économique. L’urgence consiste aujourd’hui à restructurer les banques publiques. Selon le ministre des Finances, ces banques représentent 40% du capital du secteur bancaire. Les défaillances constatées au niveau de ces banques représentent environ 80% des maux de tout le secteur dont, notamment, les créances accrochées. L’augmentation du capital de ces banques nécessite une intervention de l’Etat estimée à 400 MD.

Evoquant la restructuration des banques publiques, le ministre des Finances a fait savoir que leur audit est déjà programmé pour juin 2013. Un appel d’offres a déjà été lancé depuis 2011. Malgré tous les efforts consentis dans ce sens, aucun cabinet n’a encore été retenu. « Le dépouillement des dossiers pour sélectionner un cabinet est très lent. Certains ont l’intention de ne pas avancer dans ce chantier », a affirmé le ministre qui a assuré que cet audit aura bien lieu, au plus tard, au mois de juin prochain. La décision de la désignation d’un cabinet sera prise par le Chef du gouvernement. « On sera contraints même de contourner la loi !», a-t-il dit.

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