Appui de l’Union européenne à la Tunisie

La situation politique, sécuritaire et économique qui prévaut dans le pays intéresse de près l’Union européenne (UE), notre premier partenaire. C’est d’ailleurs dans le cadre « de la concertation régulière » que s’inscrit la visite officielle de deux jours (mardi et mercredi) de M.  Bernardino Léon, Représentant Spécial de l’UE pour la région Méditerranée –Sud. Visite au cours de laquelle il a rencontré, notamment, le Chef du gouvernement, le ministre des Affaires étrangères et des leaders politiques, à savoir Béji Caïed Essebsi (Nidaa Tounes) , Mohamed Néjib Chebbi (El Joumhouri) et Rached Ghannouchi (Ennahdha).

Il va sans dire que le volet sécuritaire a dominé lors de ces rencontres en raison principalement des événements terroristes sur le mont Chaambi. M. Léon l’a confirmé lors d’une conférence de presse tenue aujourd’hui en fin de matinée au siège de la Délégation de l’UE  à Tunis : « Le message de Monsieur le Premier ministre (Ali Laarayedh) est clair, la coopération internationale s’impose en pareille situation », a souligné le responsable européen, ajoutant que « c’est au gouvernement tunisien certes de prendre les décisions qu’il juge nécessaires, mais dans la mesure où dans un monde globalisé les frontières s’estompent, résoudre ces problèmes de sécurité ne peut se faire que par la coopération internationale. Pour notre part, les Etats membres de l’Union peuvent développer une telle coopération, mais pour ce qui est de la dimension socioéconomique de la question, l’UE est prête à œuvrer dans ce sens et d’ailleurs dans quelques semaines nous allons renforcer cette coopération. »

M. Léon nous apprend également que « le Comité d’association tuniso-européen, donc de suivi des décisions, va bientôt se réunir ». A l’occasion, a-t-il précisé, «  une task force procédera à un tour d’horizon de nos relations à divers niveaux : politique, économique bien entendu mais aussi sécurité, stabilité… »

S’agissant de l’état d’avancement du processus de transition  démocratique, de l’élaboration de la Constitution,  des prochaines élections et du dialogue national, le représentant spécial de l’UE se dit « plus optimiste » qu’à son arrivée, et ce,  à la lumière des discours et des messages de ses interlocuteurs. Ces derniers, a-t-il souligné, «  sont conscients des enjeux nationaux et régionaux. En effet, la Constitution, par exemple  ou biens les élections, sont importants pour la Tunisie, mais elles sont aussi des références pour les pays de la région. Nous estimons aussi que les débats, le dialogue, se poursuivent d’une manière positive et nous les encourageons tout comme d’ailleurs le consensus de toutes les forces politiques. Pour nous, la Tunisie  peut être un modèle démocratique historique. »

Pour ce qui est des négociations de l’accord avec le FMI, M. Léon  a déclaré que  «  la décision finale est pour bientôt et sera positive dans la mesure où elle va renforcer la stabilité financière du pays et être un bon message  pour les investisseurs, le tourisme… »    

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