Égypte : les salafistes appellent aux armes contre les libéraux

Le paysage politique égyptien risque de se noyer dans la violence. La tension islamo-islamiste d’une part, et les  litiges qui opposent les islamistes aux courants libéraux, de l’autre, sont tellement aigus que le recours aux armes n’est plus improbable. Les courants salafistes ont en effet appelé à l’utilisation de la force contre les libéraux et « les factions de l’ancien régime ». Cette escalade est alimentée par le conflit qui oppose les salafistes à Mohamed Morsi, à qui ils reprochent la mollesse et le laxisme à appliquer « la Chariaa ».

Dans une déclaration au journal Emarat-Alyoum, le leader de la mouvance des salafistes djihadistes, Mohamed Dhawahiri, a estimé que la jeunesse du mouvement islamiste devrait se bien préparer  à la confrontation qu’on leur imposait. Il a insisté de ce fait que les forces de sécurité étaient encore dominées par les affiliés de l’ancien régime.

Des propos plus radicaux ont été tenus par plusieurs autres leaders islamistes. Assem Abdel Majed, l’une des figures- phares d’Al-Jamaat Al Islamiyya, a appelé à la création de ligues populaires armées pour le maintien de l’ordre contre les agissements des « factions violentes » des courants libéraux. Il a même incité ses partisans à assiéger les maisons des juges et des leaders du « front du salut », comme Mohamed Baradi, Amr Moussa ou encore Hamadine Sabahi.

Al Jamaat al-Islamiyya est un groupe radical qui vise à installer un régime islamique à la place du gouvernement laïc égyptien. Selon le rapport national sur l’Egypte de 2007, élaboré par  le Département d’Etat américain, le groupe serait responsable de la mort de dizaines de touristes étrangers en Egypte dans les années 1990. Depuis 2001, le groupe est considéré comme une organisation terroriste par les Etats -Unis d’Amérique. Le mouvement s’est converti à la politique après la chute du régime de Hosni Moubarak en janvier 2011 et a remporté une dizaine de sièges aux élections de la Chambre basse du Parlement égyptien.

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