Marzouki : Gafsa est en droit de bénéficier d’une partie des richesses minières

« Le gouvernorat de Gafsa est en droit de bénéficier d’une partie des richesses minières de la région, après des années de marginalisation », a estimé, mercredi 1er mai, le Président de la République provisoire Moncef Marzouki.

« Les revendications « anarchiques et illégitimes » risquent d’inverser la machine de développement, de faire perdre à la Tunisie plusieurs marchés internationaux et d’interrompre les activités du Groupe Chimique de Gabès», a-t-il ajouté lors d’une cérémonie organisée à l’occasion de la fête du Travail, en présence du président de l’Assemblée nationale constituante (ANC) Mustapha Ben Jaafar et du Chef du gouvernement provisoire, Ali Larayedh.

« Nous sommes témoins d’un « suicide lent » et la situation ne doit pas continuer, seulement si nous cherchons la destruction », a-t-il enchaîné, précisant que « cette crise a coûté au pays des pertes annuelles de 2000 millions de dinars ».

L’Union tunisienne générale du travail (UGTT), a-t-il plaidé, doit jouer son rôle historique dans la mobilisation des énergies et l’établissement d’un consensus, dans la perspective de stimuler l’investissement, de relancer la machine de développement économique, de pousser les prix à la baisse et d’instaurer un climat favorable aux élections.

Par ailleurs, Marzouki a exprimé sa solidarité avec les agents de la Garde nationale et les militaires blessés, à la suite de l’explosion de mines terrestres déployés par des «terroristes» à Djebel Chaâmbi, affirmant que « ces groupes terroristes représentent une menace pour tous et  qu’il est impératif d’y faire face ».

« La réussite de la phase transitoire demeure tributaire du travail et du dialogue », a, pour sa part, estimé le Chef du gouvernement provisoire, Ali Larayedh.

Il s’agit là, a-t-il clamé, de la condition sine qua non pour relancer la croissance économique et préserver les équilibres financiers, à la lumière de la conjoncture mondiale et régionale difficile ponctuée par la fluctuation des prix des matières premières.

« Les revendications excessives ne peuvent qu’affecter l’économie nationale », a-t-il déduit, faisant remarquer que le gouvernement a pris plusieurs mesures à caractère économique et social pour lutter contre l’inflation qui, a-t-il jugé, « est normale en comparaison  des économies en transition ».

Par ailleurs, Larayedh a plaidé en faveur de la tenue d’une consultation sur les caisses sociales qui, a-t-il dit, « doivent être orientées vers les catégories défavorisées ».

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here