Le e-commerce : un train à rattraper

A Tunis, le 30/04/2013 s’est tenue au CEPEX une journée sur le commerce électronique en Tunisie, intitulée  ‘’Réalités et perspectives‘’.

Le e-commerce, un secteur stratégique

Le monde parle actuellement d’économie numérique, un terme qui désigne les « fournisseurs d’équipements et de services dans le domaine de la technologie de l’information et de la communication ».  L’économie numérique est un secteur stratégique de croissance, puisqu’il permet de générer des gains dans la productivité des entreprises dont celles du e-commerce.

Le secteur e-commerce ou le e-business a, le moins qu’on puisse dire, le vent en poupe aux Etats Unis, en Chine, en Grande-Bretagne, ou encore au Japon et en  Allemagne. En effet, malgré la crise économique, le secteur se porte très bien, montrant des taux de croissance à deux chiffres. Ainsi, le e-commerce de détail aux USA devrait connaître un taux de croissance annuel moyen de 10% (entre 2012 et 2017), contre un taux de 11% sur le marché européen et 27,5% en Asie, dépassant de ce fait les USA et l’Europe.  Avec des chiffres d’affaires en augmentation continue, la Chine est le pays qui connaît la plus rapide croissance (réalisant en 2011 un C.A de 56.69 milliards de dollars comparé à un C.A de 110.04 en 2012, soit presque le double, dans les ventes en ligne en B2C).

Des leaders ‘’ survivants ‘’ tels que Ebay, Alibaba (leader mondial dans le e-commerce B2B et représentant 54,6% de parts de marché chinois en B2C), Groupon (80 millions d’abonnés et implanté dans 45 pays) ou encore le français Sarenza (présent dans 26 pays avec un C.A de plus de 100 millions d’euros en 2011).

La réalité tunisienne est tout autre chose !

Le secteur de l’e-commerce réalise un chiffre d’affaires de 15.3M DT au premier trimestre en 2013, une croissance encore timide. Néanmoins, le secteur présenterait des points forts, comme une volonté nationale de diversifier les activités économiques et trouver des alternatives de développement- création en 1999 de la Commission nationale et la commission technique du commerce électronique et en janvier 2012 d’une Task force dans le but de redynamiser le secteur en renforçant le partenariat privé/public- et  d’une disponibilité des ressources humaines hautement qualifiées.

Le revers de la médaille d’un secteur porteur : une absence de vision réelle stratégique, d’une culture du commerce électronique- chez les entreprises en particulier, il s’agirait plutôt d’un problème d’offre sur Internet que de demande-, ainsi qu’une absence d’encouragements spécifiques pour le secteur, un rôle modeste des banques et la médiocrité de la qualité de certains sites marchands tunisiens.

Les modèles d’affaires : une révision primordiale

Selon une enquête menée par le Ministère du Commerce et de l’Artisanat, des solutions pourraient être proposées pour améliorer le secteur.

En effet, la redynamisation du e-comme nécessiterait une meilleure articulation entre le online et le offline par les entreprises traditionnelle, une meilleure adoption de l’Internet comme canal commercial à part entière et l’intégration du web pour répondre au besoin du client tunisien dans toutes les étapes du processus d’achat, mais aussi une révision des modèles d’affaires des entreprises tunisiennes en ligne.

Selon M.Kooli Walid, enseignant à l’ESCE (Ecole Supérieure de Commerce Electronique) , les entreprises devraient ‘’ faire autrement ‘’ quant à leurs modèles d’affaires et « garder en tête que le e-commerce est avant tout du commerce !».

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