Un espace de réflexion …

Cette manifestation comprend trois parties : des expositions (stands), des conférences ainsi que des workshops pour le développement de compétences des participants comme l’atelier organisé par HR Access qui consiste en des entretiens filmés sur place puis visionnés avec les candidats pour un feedback immédiat du public

L’objectif principal : aider un maximum de jeunes à trouver un emploi. L’Etat, le tissu productif, le tissu associatif sont représentés lors de cette manifestation.

Les conférences,  riches en thèmes et ciblant les diplômés  sont organisées telles que la conférence tournant autour des questions relatives au  droit au travail et  à la Sécurité sociale : des thèmes variés et au cœur de l’actualité en Tunisie. De quoi satisfaire la curiosité du public auquel s’adresse l’événement en l’occurrence, ‘’ les chômeurs diplômés’’.

Et pourtant ça dégénère !

Au milieu de la conférence sur le droit syndical et le droit constitutionnel, une participante réagit vivement en interrompant l’intervention de Mme Ikbel Ben Moussa. Désaccord sur le sujet traité : « Ne me parlez  pas de mon droit syndical, je n’ai même pas de boulot ! », s’est-elle exclamée. Suivie rapidement d’applaudissements et d’interventions dans le même genre.   Un membre de l’association des diplômés chômeurs se joint à elle : les chômeurs ne seraient, d’après lui, « qu’un décor pour meubler ce genre d’événement ». Et de poursuivre :  « Les questions juridique liées au droit au travail comme le droit à la grève sont loin d’effacer les frustrations induites par des années de chômage ».

Le forum semble ne pas avoir réussi à répondre à leurs attentes, une incompréhension que l’organisateur, M. Karmaoui Ghazi,   a essayé de tempérer : « Le lieu dédié aux conférences est un espace de réflexion avant tout, pour les recrutements cela se passe dans la salle réservée aux stands. De plus, les intervenants ne sont pas des décideurs mais plutôt des spécialistes qui peuvent apporter des éléments de réponse à chacun ». Le rôle de l’Etat n’a pas échappé à la discussion : « L’Etat se doit d’arriver à des résultats concrets et non pas se contenter de fournir des efforts ».

Un quiproquo « spatial » certes, mais qui montre bien que la question du chômage est loin d’être résolue en Tunisie.

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