Nécessaires réformes du système financier tunisien

« Je suis interpellé par la rapidité de progrès de l’économie sur le plan réel et comment le système financier ne suit pas, pour ne pas dire qu’il freine… Certes le système financier tunisien (SFT) fait des progrès mais pas assez… Il est appelé à inscrire l’économie du pays sur une orbite forte, rentable et basée sur des équilibres soutenables ». Le diagnostic  était clair, net et précis, tout autant d’ailleurs que les réformes à entreprendre, ou déjà en route, pour rendre ce SFT plus performant et en adéquation avec les besoins d’une  croissance forte et soutenue. M. Chedly Ayari, gouverneur de la Banque Centrale,  était pourtant bousculé un peu par le temps, hier matin, à l’ouverture du 15ème  Forum de l’Economiste Maghrébin placé sous le thème du SFT, entre les défis de la transition démocratique et les opportunités de la bonne gouvernance. Il devait en effet participer à la Kasbah à un Conseil ministériel sur « le bien- fondé » de l’emprunt du FMI ( !). Et pourtant, en si peu de temps, il a brillamment su placer le débat sur la bonne orbite.

Des questions, il en a posées et en quantité. Auparavant, il avait précisé que  le SFT est composé principalement de la BCT et du ministère des Finances, deux institutions dont la liaison est fort importante, ainsi que de toutes les institutions à caractère financier  qui sont là pour transformer les avoirs financiers en biens, services et emplois comme les banques, les assurances, ainsi que le marché financier. «En somme, un champ en symbiose quotidienne qui peut être plus complexe», a-t-il souligné.

La transparence, l’innovation, la systémique, la liberté et l’ouverture, la participation à la création de richesses… des caractéristiques indispensables, à défaut de quoi le SFT restera un handicap à un système économique ouvert.

Un marché financier plus dynamique, un système bancaire plus performant, une BCT plus transparente, ayant une mission principale de régulation du marché et non pas uniquement de contrôle comme c’est le cas. Un Trésor, un pouvoir étatique moins puissant… Des réformes, il en faut et dans tous les compartiments, pour que le SFT puisse participer efficacement à la croissance. Le chantier est aujourd’hui ouvert, il s’agit dès lors d’accélérer les travaux… On y reviendra. »

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