Encore un épisode d’une longue série de malentendus entre les syndicalistes et le ministère de l’Education

©Journal Echaab

La grève observée aujourd’hui par les instituteurs des écoles primaires semble être un succès : «  96% à Tunis, 80% à La Manouba, 85% à Zaghouan, 92% à Ben Arous… », a ainsi énuméré Taher Dhaker, le secrétaire général du syndicat de l’enseignement de base, relevant de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT). Contacté cet après -midi par téléphone, le syndicaliste a assuré que le taux de participation était élevé dans tous les gouvernorats et qu’en cette journée de grève, le syndicat n’a pas été contacté par le ministère de l’Education.

Le dernier contact entre les deux parties remonterait ainsi à lundi. Une réunion de négociation avait alors été engagée pour résoudre les litiges opposant ministère et syndicalistes. Mais en vain.

A l’issue de cette infructueuse réunion, le ministère de l’Education avait regretté dans un communiqué officiel « la tension injustifiée exprimée par quelques négociateurs du groupe syndicaliste ». Il a également affirmé «  avoir appliqué tous les accords conclus avec le syndicat depuis l’année 2011 » et « s’être engagé à trouver les formules juridiques et procédurales pour appliquer ces accords. »

Les syndicalistes avaient estimé, quant à eux,  que le ministère était revenu sur ses engagements en voulant discuter les accords conclus, lesquels concernent, notamment, la prime de la rentrée scolaire, la diminution des heures de travail des maîtres d’application principaux et la promotion des instituteurs.

Alors que ce dialogue de sourds entre le gouvernement et les syndicalistes semble destiné à traîner en longueur, c’est un autre jour de perturbation qui s’est ajouté au quotidien déjà perturbé d’environ un million d’élèves.

Le système éducatif souffre en effet de plusieurs lacunes, telles que la disparité des écoles entre les régions, l’échec scolaire et la précarité des élèves des régions reculées du pays ou encore la stagnation des parcours professionnels des instituteurs. Malgré les fonds alloués à l’enseignement primaire dans le cadre du budget de l’Etat 2013, qui ont atteint 1.165,675 million de dinars, une stratégie globale de réforme est requise. Cette stratégie ne pourra aboutir qu’à condition que les instituteurs et leur ministère de tutelle trouvent un terrain d’entente.

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