Trois spectacles seront présentés par «Théâtre Demain»

Dans le cadre du projet de formation théâtrale “Théâtre Demain”, mis en place par l’Institut Goethe en Tunisie, pour l’année 2012-2013, trois spectacles seront présentés, en première à Tunis, à savoir la pièce “Klem ellil zéro virgule” de Taoufik Jebali (25 avril) à l’espace El Teatro à Tunis et les deux créations chorégraphiques “Point zéro” d’Imen Smaoui (27 avril) au palais El Abdellia à la Marsa et “Sala” d’Imed Jemaâ (11 mai) au Théâtre national tunisien.

Christiane Bohrer, directrice du Goethe Institut en Tunisie, a, lors d’un point de presse tenu vendredi 19 avril à Tunis, relevé que le projet “Théâtre Demain” est une collaboration artistique tuniso-allemande qui a permis à douze scénographes et techniciens tunisiens de bénéficier d’une formation continue destinée à la conception de l’espace et de la lumière et qui, par-dessus tout, enrichit l’expérience pratique dont les opportunités en Tunisie font défaut.

Elle a fait observer qu’avec la nouvelle version actualisée de “Klem Ellil zéro virgule“, la pièce de danse ”Sala” d’Imed Jemaâ et la performance “Point zéro” d’Imen Smaoui, se crée un champ commun de travail axé sur la discipline du décor et la technique de scène qui caractérisent le projet “Théâtre Demain”.

Le projet “Théâtre Demain” a débuté en octobre 2012 à Tunis avec la participation de professionnels du théâtre tunisien dont des scénographes, techniciens et chorégraphes.

Les participants ont, d’abord, bénéficié d’un workshop à Mad’Art Carthage sur les concepts modernes de l’espace et de la lumière, avant de se rendre à Bochum (Allemagne) pour prendre connaissance du processus de travail dans le théâtre allemand. En retour, deux scénographes et une technicienne d’éclairage allemands sont venus à Tunis.

Le résultat de cet échange artistique a abouti à la production de ces trois œuvres en l’espace de dix semaines.

Klem Ellil zéro virgule” de Taoufik Jebali est un jeu théâtral original se basant principalement sur la parole et le verbe mais dans une dimension stylistique et dramaturgique décalée.

A travers des situations insolites, parfois même surréalistes, le Tunisien est confronté à ses contradictions mais aussi à sa philosophie et son humour décapant. Il sera question cette fois de sa confrontation aux nouvelles réalités que lui impose la révolution, et pour mieux la juguler, il en fait une “autopsie”.

“Point zéro” d’Imen Smaoui, danseuse et chorégraphe, propose une performance basée sur l’incursion, avec une idée originale quand on sait que souvent, la danse fait automatiquement appel au son et à la musique pour se construire et se déployer dans l’espace.

Dans ce travail, Imen Smaoui propose un voyage initiatique où à chaque instant le corps doit puiser dans ses ressources lorsqu’il est dans la confrontation ou la fusion.

Pour la performance “Sala“, contrairement à ses autres créations chorégraphiques, où l’espace est souvent assez nu, Imed Jemaâ a, cette fois, une vision plus élaborée de son espace d’écriture.

Cela se passe dans une ancienne salle de sport désaffectée et délabrée mais qui reste visitée par des personnes dont les particularismes n’ont d’égales que les situations qu’ils vivent, par choix ou fatalisme.

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