Attentat de Boston : un suspect décédé, l’autre en cavale

L’agence AFP révèle qu’un suspect, interpellé dans le double attentat du marathon de Boston, aujourd’hui, vendredi 19 avril, est décédé à l’hôpital, au moment où la police est toujours lancée dans une vaste traque, à la recherche d’un deuxième homme considéré comme dangereux.

La police a demandé aux habitants de Watertown, près de Boston, de « rester éloignés des fenêtres », au moment où elle continuait de donner la chasse au deuxième suspect de l’attentat qui a fait lundi trois morts et près de 180 blessés à l’arrivée du marathon.

Auparavant, le quotidien Boston Globe avait annoncé qu’un premier suspect avait été arrêté à Watertown, lors d’une course-poursuite après le meurtre, jeudi soir 18 avril, d’un policier sur le campus du Massachusetts Institute of Technology (MIT), situé à une dizaine de kilomètres de Boston. Aucune précision n’a été fournie sur les circonstances du décès à l’hôpital du suspect après son arrestation.

Les forces spéciales de la police ont bouclé la majeure partie de Watertown et un deuxième policier a été blessé dans les opérations, a rapporté le Boston Globe.

« Armés et extrêmement dangereux »

Rappelons que le FBI a publié des photos et vidéos montrant les deux suspects, quelques heures seulement après un émouvant hommage rendu aux victimes par le président Obama, dans la cathédrale de la ville. Les photos et vidéos montrent deux hommes jeunes, marchant l’un derrière l’autre, l’un avec une casquette claire, visière à l’arrière, portant un sac à dos sur l’épaule droite, l’autre portant veste et casquette sombres et un sac à dos.

Les enquêteurs ont épluché des quantités d’images prises, entre autres, par des caméras de surveillance de magasins, aux abords du marathon ou par les caméras de journalistes suivant l’évènement. « Aujourd’hui, nous faisons appel au public pour identifier ces deux suspects qui  apparaissent associés », a déclaré un responsable du FBI à Boston. Les deux hommes sont considérés comme « armés et extrêmement dangereux », a-t-il alerté, recommandant au public de ne les approcher sous aucun prétexte.

Sur les images, le suspect portant une casquette blanche « est vu en train de déposer ce que nous pensons être une des bombes », a précisé la même source, soulignant que cela avait eu lieu « quelques minutes » avant les explosions. On ignorait tôt vendredi si les deux suspects, sujets de la traque de Watertown, dont l’un est décédé, sont les deux hommes dont les photos ont été rendues publiques par le FBI.

« Violence insensée »

Lors d’une cérémonie œcuménique dans la cathédrale de la Sainte-Croix, devant 2 000 personnes, le président américain  a rendu hommage aux victimes, mais a aussi promis que les enquêteurs trouveraient les auteurs de cette « violence insensée » et les traduiraient en justice.

« Oui, nous vous retrouverons, et oui, vous ferez face à la justice », a déclaré le président, venu à Boston trois jours après l’attentat qui a traumatisé la capitale du Massachusetts et ravivé  le souvenir du 11 Septembre. « S’ils cherchaient à nous intimider, à nous terroriser, il est clair maintenant qu’ils avaient choisi la mauvaise ville », a-t-il ajouté, saluant le « courage » des Bostoniens face au « visage du diable ».

Quatre jours après le plus grave attentat commis aux États-Unis depuis le 11 Septembre, les enquêteurs n’ont encore ni motif ni revendication et aucune hypothèse n’est privilégiée, entre terrorisme international ou intérieur.

Cocotte-minute

Mais ils ont une idée plus précise de la composition des bombes artisanales qui ont ensanglanté le centre de Boston, où des dizaines de milliers de personnes étaient massées sur le parcours du marathon annuel, un jour férié et de liesse populaire. Les bombes avaient été assemblées dans des cocottes-minutes dont un couvercle a été retrouvé sur le toit d’un hôtel de six étages à proximité, témoignant de la force de l’explosion. Les enquêteurs ont retrouvé des lambeaux d’un sac de nylon noir, un morceau de cocotte-minute tordu par le souffle de l’explosion, des clous et des billes métalliques et ce qui ressemble à un morceau de circuit électronique.

Parmi les quelque 180 blessés, une dizaine ont dû être amputés, certains des deux jambes, en raison des profondes blessures causées par les clous, les échardes de métal et les billes d’acier ajoutés aux bombes pour en maximiser l’impact.

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