Washington et Pékin travaillent de concert pour lutter contre le réchauffement climatique

Au cours de sa tournée asiatique, le chef de la diplomatie américaine a cosigné, avec son homologue chinois, un discours très engagé en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique, qui doit déboucher sur une coopération renforcée entre les deux pays en la matière.

Les deux plus gros pollueurs de la planète

Notons que les Américains ont longtemps été les plus gros pollueurs de la planète, d’ailleurs, ils n’avaient signé le protocole de Kyoto. Le gouvernement chinois a quant à lui bien souscrit à ce traité, mais ne s’est pas fixé d’objectif contraignant… À eux deux, ces pays cumulaient plus de 40 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre en 2010, selon l’Agence internationale de l’énergie. L’Europe s’est souvent sentie bien seule dans ses avancées, même maigres, en faveur du climat.

Prise de conscience ?

Par cette prise de position commune, les choses sont peut-être en train de changer. Même si ce ne sont que des mots, ils sont assez forts pour être soulignés : « Les deux pays notent avec une attention particulière le consensus scientifique écrasant, à propos du changement climatique dû aux activités humaines et de ses effets néfastes sur l’environnement. Étant donné l’accélération de ce changement et l’urgence des efforts à déployer, une action vigoureuse au niveau national par les États-Unis et la Chine – incluant une coopération internationale à grande échelle – est plus critique que jamais », ont souligné les deux ministres.

« Une telle action est cruciale pour à la fois contenir le changement climatique et devenir un exemple puissant qui pourra inspirer le reste du monde », ont-ils ajouté.

Selon l’agence AFP, Les États-Unis ont un problème avec le très contesté gaz de schiste et la Chine est confrontée aux cours d’eau carcinogènes.  

« Sur le papier, c’est une déclaration assez ambitieuse, qui pose plusieurs objectifs concrets », explique un chercheur chinois en politiques énergétique et climatique à l’Institut du développement durable et des relations internationales.

La Chine, futur marché pour les technologies vertes américaines ?

Un groupe de travail est d’ores et déjà à l’œuvre pour approfondir les échanges de techniques et de connaissances en faveur d’une croissance plus faible en carbone. « Le gouvernement chinois doit répondre à une pression sociale de plus en plus forte sur des questions de pollution locale, souvent reliées aux émissions de gaz à effet de serre », détaille le scientifique. À ce titre, « le pays représente un énorme marché pour les technologies vertes américaines, plus matures et déjà au point ».

Un exemple « puissant »

Le calendrier de coopération prévoit que les deux partenaires arrêtent en juillet prochain le contenu final de cet accord. Qu’il se contente du minimum ou soit au contraire un “exemple puissant” pour les autres pays, ce rapprochement entre les deux pays est aussi et d’abord un signal fort, à deux ans de la signature du nouveau pacte mondial censé remplacer les objectifs fixés à Kyoto. Que le monde ne s’y trompe pas : rien ne s’y décidera sans un large consensus entre ces deux puissances.

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