L’Anme supervise de loin …

Aujourd’hui a été organisé à Tunis l’atelier de travail international autour du thème : ‘’ Feuille de route des codes d’efficacité énergétique des bâtiments’’.

En effet, le secteur bâtiment est un grand consommateur d’énergie (plus de 30% du bilan en énergie)

M. Mohamed Zied Gannar, Chef de service Efficacité énergétique dans le secteur du bâtiment à l’Anme (Agence nationale de maîtrise de l’énergie) a répondu à quelques questions

Quel est le but de cet atelier ?

L’atelier de travail est organisé par le projet MED –ENEC (Un projet régional financé par l’Union européenne). Il vise à promouvoir des mesures d’efficacité énergétique et des systèmes d’énergie renouvelable dans les bâtiments aux pays au Sud et à l’Est de la Méditerranée en collaboration avec l’Anme.

Il a pour thème la mise en place d’une feuille de route pour l’application des codes d’efficacité énergétique des bâtiments dans les pays de la région Mena (Moyen-Orient et Afrique du Nord) dont le but est de réduire les besoins des bâtiments en chauffage et refroidissement.

En effet, pour réduire ces consommations énergétiques, on peut effectuer des efforts touchant à l’enveloppe des bâtiments : viser une architecture qui tienne compte de la spécificité du climat de la région et par le choix des matériaux de construction et les produits qu’on va inclure dans l’enveloppe du bâtiment : vitrage, menuiserie, baie vitrée.

De quelle manière ce code est-il établi ?

Le code consiste en  des spécifications techniques minimales qui visent la réduction des besoins énergétiques de chauffage et de refroidissement des bâtiments.

Ces spécifications techniques sont établies suite à des simulations énergétiques  sur une construction type (type de bâtiment : bureau résidentiel, usage de santé, hôtellerie)

On prend le cas d’un bâtiment type représentatif (exemple un bâtiment à usage de bureau), auquel on applique plusieurs modifications ou améliorations touchant à l’isolation du bâtiment (taux de  baie vitrée, l’orientation du bâtiment) via un logiciel de simulation énergétique. Finalement, les résultats fournis par le logiciel présentent les besoins de consommation du bâtiment en tenant compte des données climatiques de la région.

Le code a été mis en place depuis 2008 pour les bâtiments à usage de bureaux. Ensuite, une autre loi a été promulguée concernant cette fois les bâtiments à usage résidentiel. En 2013 : promulgation d’un texte relatif au bâtiment à l’usage de santé et touristique. Et depuis  il y eut 4700 autorisations octroyées pour les bâtiments à usage de bureau et 14750 pour ceux à usage résidentiel.

Le code est flexible, à chaque fois il faut évaluer pour mesurer l’application du code (est-ce qu’on a atteint les objectifs, les barrières)

Les bâtiments sont-ils contrôlés par l’Anme ?

Non, l’Anme supervise de loin. En fait, les municipalités doivent veiller à l’application et au respect du permis de bâtir conformément aux dossiers approuvés, et ce, par l’intermédiaire des contrôleurs techniques. L’Anme offre plutôt l’assistance technique à travers , notamment, des études d’évaluation en concertation avec les acteurs clés tels que l’Ordre des ingénieurs et des architectes ou encore l’Utica.

Cependant, les municipalités manquent de compétence pour assurer ce contrôle ainsi que de matériels .On assiste également à un phénomène de relâchement au niveau de la municipalité depuis la révolution. En outre, les professionnels (ingénieurs, architectes) ne sont pas bien impliqués. On peut remarquer, également, une absence de sensibilisation qui devrait être assurée essentiellement par  l’Anme et le ministère de l’Equipement.

Mais l’Anme communique avec les municipalités soit par le biais de circulaires sur l’application des différents textes existants ou l’organisation de séminaires de sensibilisation et d’information ou de formation avec les instances concernées.

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