Aujourd’hui, dernier délai pour les membres du gouvernement Ayrault de remettre leur déclaration du patrimoine

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Les répliques du séisme provoqué par Jérôme Cahuzac sont encore perceptibles. La déclaration du patrimoine à laquelle doivent répondre, aujourd’hui, tous les membres du gouvernement socialiste français est en effet l’une des répercussions du scandale Cahuzac. Un compte bancaire secret dans le paradis fiscal suisse, une déclaration sur l’honneur en  plénière du Parlement niant la possession d’un tel compte, puis le 2 avril un aveu fracassant et des excuses « honteuses », suivis d’une démission, voilà en bref le résumé de l’affaire Cahuzac.

Le scandale a secoué l’opinion publique française et discrédité le gouvernement Ayrault et le président Hollande, d’autant plus que Cahuzac avait fait partie de l’équipe de campagne de François Hollande lors de l’élection présidentielle de 2012, et s’était même chargé de la thématique «budget, finances et fiscalité ». Pour remédier donc aux retombées fâcheuses de cette affaire, les dirigeants socialistes ont procédé à une opération de « moralisation de la vie politique ». La déclaration du patrimoine en est une étape.

Selon les sondages d’opinion, six Français sur dix seraient favorables à cette mesure, mais l’opposition la rejette catégoriquement. Invité du programme, « Les Quatre vérités », sur la chaîne France2, Henri Guéneau, le député des Yvelines et l’ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, a dénoncé la propension vers une « société de la suspicion qu’on (les socialistes, ndlr) nous prépare, une société du soupçon, une société de la culpabilité, une société de la jalousie, de l’envie, ce qu’il y a de plus détestable. » Estimant que le patrimoine est « une histoire de vie » et qu’il relève ainsi de l’intime, ce député de l’opposition a déploré des pratiques liberticides du gouvernement socialiste qu’il accuse carrément de menacer la démocratie et les institutions de l’Etat. « Le Président de la République et le Premier ministre font une erreur majeure de jugement en nommant Monsieur Cahuzac au ministère du Budget. Le scandale éclate. Au lieu de dire, nous avons commis une erreur de jugement et de s’en excuser devant les Français, ils jettent l’opprobre sur toute la classe politique », a asséné Henri Guéneau. «  La plupart des hommes et des femmes politiques en France sont des gens honnêtes, pour qui la politique est un sacrifice. Doivent-ils être traités de cette manière ? », s’est-il demandé.

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