Vers un nouveau modèle de croissance et de développement

Le secrétaire général de l’Association des économistes tunisiens, Ridha Gouia, est intervenu aujourd’hui  12 avril dans le cadre d’une journée  intitulée :« L’économie de la connaissance et de l’innovation : un nouveau modèle de développement pour la Tunisie », au siège de l’Utica. Cette intervention vient dans le cadre du commentaire du rapport « Transformer les économies arabes : la voie de la connaissance et de l’innovation », élaboré par le centre de Marseille pour l’intégration en Méditerranée,  en collaboration avec la Banque mondiale, la Banque européenne d’investissement et l’Organisation islamique pour l’éducation, la science et la culture .

L’intervenant a pris soin d’expliquer et de commenter le contenu du rapport. Il l’a replacé dans son contexte : « Ce rapport arrive à un moment où les pays arabes traversent les plus grandes crises dans leur histoire : économique, sociale et politique ».

Ce rapport part de trois constatations :

Un taux de chômage élevé

Un taux de chômage élevé dans les pays arabes surtout des jeunes.  Le pourcentage atteint  25%.  Signe alarmant, car il équivaut au  double du taux de chômage dans le monde.  Ce taux est beaucoup plus élevé pour les femmes.

La croissance n’est plus suffisante pour créer des emplois

L’intervenant a rappelé que  « l’Europe a connu cela à la fin du 20ème siècle. C’est vrai que dans nos pays le moteur principal de la croissance était essentiellement l’investissement dans les secteurs de production. Or aujourd’hui l’investissement n’est plus suffisant pour créer de l’emploi », avant de conclure  que :   « Effectivement pour cette raison, on a un besoin de changement, d’adoption de nouveaux modèles de croissance et de développement ».
Le rapport propose 7% de croissance mais « cette proposition va à l’encontre de l’esprit du rapport qui dit bien que le taux de croissance n’est plus suffisant. Pour la Tunisie on a eu en moyenne 5,2% de taux de croissance  dans les dernière décennies et malgré cela on a bien vu ce qui s’est passé : 800 mille chômeurs en Tunisie sur une population de onze millions ».

L’intensification de la concurrence à l’échelle internationale

Le désir de changement s’impose toujours étant donné la réalité des  pays du tiers monde qui «  ne trouvent pas leur place sur le marché international à cause de la mondialisation des économies d’où ce besoin impérieux d’avoir un nouveau modèle de croissance ».

Dans cette perspective là, le rapport propose deux choses importantes : « Un nouveau modèle de croissance et un nouveau contrat social. Les deux se renforcent  mutuellement De plus, selon le rapport,  la connaissance et le savoir soutiennent l’emploi et le développement. Quant au savoir, il stimule la croissance et améliore la compétitivité de l’économie ».

Selon Gouia : « La connaissance devraitt être systématiquement acquise. Le rapport  ne manque pas d’insister là-dessus car cela améliore la productivité et la compétitivité de l’économie au niveau du marché international  ainsi que  les conditions sociales ».
Notons que le rapport cite trois piliers pour la réussite de cette société du savoir :

1/Avoir une infrastructure d’information et de connaissances qui facilite le traitement de l’information

2/ Une éducation et une formation

3/ Les centres de recherche au niveau des universités, du système d’éducation et tout ce qui améliore le climat de l’innovation    au sens large car il faut que l’entreprise s’habitue à ces petits changements avant d’aboutir aux grands changements .

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