Un nouveau plan d’action pour épargner la vie à plus d’un million d’enfants chaque année sur le continent africain

L’Unicef et l’OMS ont présenté  aujourd’hui  un nouveau plan d’action qui entend,  pour la toute première fois, lutter conjointement contre deux des trois principales causes de mortalité des enfants de moins de cinq ans en Afrique : la pneumonie et la diarrhée. L’objectif de ce plan est de ne plus avoir de décès évitables dus à ces maladies en Afrique d’ici 2025, en épargnant ainsi la vie à plus d’un million d’enfants chaque année.

Selon Nelson Gomonda, responsable du programme panafricain de WaterAid : « Le but de ce plan d’action, c’est d’utiliser davantage les solutions que nous savons efficaces : développer l’accès à l’eau potable et à des installations sanitaires décentes, encourager l’allaitement maternel, améliorer la disponibilité des vaccins et s’assurer que les traitements sont à disposition quand les enfants en ont besoin ».

Et d’ajouter : «  Il est de la responsabilité des gouvernements africains d’adopter et de mettre en œuvre ce plan, sachant que le prix à payer en cas d’inaction ou d’échec sera élevé et se mesurera à l’aune de la vie des enfants de tout le continent. Mais avec le soutien et l’aide d’organisations comme WaterAid et des donateurs, nous pouvons empêcher ces décès évitables ».

Chaque année, en Afrique subsaharienne, plus de 600 000 enfants de moins de cinq ans meurent de pneumonie, et plus de 400 000 de diarrhée. Ces décès représentent plus d’un quart (28 %) de la mortalité infantile sur le continent.

Le Plan d’action préconise une révision en profondeur de la façon dont les efforts de lutte contre la pauvreté sont coordonnés en Afrique. Les programmes d’aide doivent associer les différents volets d’intervention, comme l’accès à l’eau potable, la santé et l’éducation, afin de renforcer leur efficacité.

Ce nouveau plan appelle les gouvernements à accorder la priorité aux investissements au profit des populations les plus pauvres et les moins desservies. Par exemple, près des trois-quarts (73 %) des habitants les plus aisés des villes africaines bénéficient d’un accès à des installations sanitaires adéquates, contre seulement 15 % des populations les plus pauvres qui vivent dans les mêmes zones.

Avec des dizaines d’organisations qui œuvrent dans le domaine du développement, WaterAid a signé la déclaration commune suivante pour soutenir le nouveau plan d’action :

« Nous pouvons épargner d’innombrables vies en adoptant une approche intégrée pour lutter contre les  maladies et développer l’accès aux solutions qui ont prouvé leur efficacité, tout en accordant la priorité aux interventions qui visent à atteindre les enfants les plus pauvres et marginalisés. Comme le montrent les dernières données disponibles, le Plan d’action mondial intégré pour prévenir et combattre la pneumonie et la diarrhée est l’approche qui présente le meilleur rapport coût/efficacité et qui permettra d’obtenir les meilleurs résultats s’agissant de réduire la mortalité infantile. »

La déclaration comporte également des recommandations à l’intention des gouvernements des pays en développement, du secteur privé et des donateurs.

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