Relance du tourisme à Kébili

Une séance de travail s’est tenue lundi 8 avril à Kébili sur  les  moyens à même de promouvoir l’activité touristique dans la ville, d’optimiser la mise à profit de ses richesses naturelles et de son legs culturel afin de faire de cette ville une destination de choix pour les touristes tunisiens et étrangers.

Au cours des débats, le représentant de l’Union régionale de l’industrie,  du commerce et de l’artisanat (Urica) a indiqué que cette initiative, prise par l’Urica en collaboration avec d’autres structures nationales et associations opérant dans le domaine, a pour objectif de réhabiliter la région de Kébili en tant que pôle touristique.

Les participants ont été unanimes à dire que les potentialités naturelles, humaines, culturelles, artisanales, ainsi que ses spécificités et traditions touristiques sont aptes à faire de Kébili un pôle touristique régional. » Encore faut-il que ces atouts soient convenablement exploités« , ont-ils précisé. C’est le cas de certains sites tels que Souk El Bayaz, la fontaine de Janôura et la vieille ville qui est située dans les oasis, un site de prédilection pour tous les touristes qui devrait être intégré au sein d’un circuit touristique global.

La bonne nouvelle est que l’Agence de promotion des zones historiques se prépare à réaliser un projet dans ce sens, moyennant une enveloppe de 800 mille dinars. Ce projet démarrera après la résolution de problématiques relatives  à la situation immobilière de certains logements inhabités dans la vieille ville.

Les idées ne manquent pas, certes,  puisqu’un investisseur vient de déposer un dossier pour la mise en place d’une station touristique utilisant notamment des calèches qui sillonneront les oasis. Il s’agit là d’une nouvelle forme de tourisme axée sur la mise à profit des traditions locales, des coutumes de ce site qui font les spécificités de la vie quotidienne. De petites unités de vie seront ainsi proposées aux touristes à l’intérieur même des oasis.

Les participants ont, par ailleurs, souligné la nécessité de diversifier les créneaux et de ne pas se contenter du tourisme saharien, justement en mettant à contribution l’artisanat local et en encourageant les artisans qui s’adonnent aux anciennes spécialités artisanales, notamment celles basées sur l’exploitation des fibres végétales. Ce programme, ont indiqué les intervenants, exige la mise en place, dans la vieille ville de Kébili, de petits ateliers où seront fabriqués et écoulés les produits artisanaux.

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