Halte à la violence !

En collaboration avec la Ligue tunisienne de la défense des droits de l’Homme, l’Union Générale Tunisienne du Travail, l’Institut arabe des droits de l’Homme, l’Ordre national des avocats a tenu une conférence de presse en guise de préparation au congrès national contre la violence aujourd’hui, le 8 avril 2013 à la Maison de l’avocat.
La montée inquiétante de la violence politique et individuelle émeut la société civile au plus haut point d’où la nécessité de la mobilisation pour la  tenue de ce congrès.

Les intervenants, chacun de son côté,  ont  abordé le sujet selon sa propre perspective mais  le fil conducteur est le même pour tous: l’inquiétude face à la situation actuelle et la nécessité d’aboutir à un consensus national.

Suite à une minute de silence à la mémoire de feu Moncef Ben Mrad, le doyen des avocats, Me Chawki Tabib,  a donné le coup d’envoi à la conférence en rappelant le militantisme et l’engagement de ce qu’il a appelé la troïka de la société civile : l’Union Générale Tunisienne du Travail, l’Ordre national des avocats de Tunis et la Ligue tunisienne de la défense des droits de l’Homme, garantes de la pérennité de l’Etat démocratique.

Le doyen des avocats pointe du doigt l’absence de volonté politique après la révolution qui a livré la société à la violence exercée par  des individus sans scrupules.  Revenant sur les motifs de la tenue du congrès initialement prévu pour le 18 mai,  c’est en quelque sorte pour accéder aux « dernières volontés » de feu Chokri Belaïd, prononcées le 5 février dernier.

Quant à Ghazi Ghrairi, coordinateur général du congrès, il a souligné la dangerosité de la banalisation de la violence sous toutes ses formes: violence physique, violence verbale et autres au sein de la société sous prétexte qu’il s’agit d’un phénomène commun à toutes les sociétés. Par ailleurs,  le coordinateur a exposé aux journalistes les objectifs du congrès : des décisions et des textes pratiques contre la violence, la rédaction d’un traité national contre la violence, la fondation d’une instance ou observatoire pour détecter les cas de violence et informer le public et commémorer  le 6 février (date de l’assassinat de Chokri Belaïd) Journée nationale contre la violence.

À son tour, Abdessattar Ben Moussa, président de la Ligue Tunisienne pour la Défense des Droites de l’Homme (LTDH), il a déclaré que ceux et celles qui ne vont pas signer le traité en question ou refuser l’invitation au congrès ne peuvent qu’être des incitateurs à la violence.. De même, il a ajouté que la prise de position de  la Ltdh sur la violence est bien claire et qu’il suffit de lire les communiqués  antérieurs de la ligue. Il faut être conscient  de la dangerosité de la violence et vulgariser une culture qui prône la non-violence.

Abdelbasset Belhassen, directeur de l’Institut arabe des droits de l’Homme, quant à lui, a souligné le fait que la lutte contre la violence est une responsabilité collective et que personne n’est au-dessus de la loi. La violence vise à briser la société tunisienne et cible la transition démocratique, affirme-t-il

Dans la même conférence, Samir Cheffi, membre de l’UGTT, a rappelé que : «  Bien que l’UGTT dispose des preuves audiovisuelles qui prouvent l’implication des LPR dans les attaques contre ses locaux, les autorités compétentes n’ont pas encore réagi ».

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