Beji Caïd Essebsi tire à boulets rouges sur la Troïka

Beji Caïd Essebsi, le leader du parti Nidaa Tounes, était l’invité de l’émission Tassiaa Massa, hier le 4 avril. L’ancien chef du gouvernement a tiré à boulets rouges sur la Troïka et ses composantes. 

Beji Caïd Essebsi s’est montré très surpris de la déclaration du président provisoire, Mohamed Moncef  Marzouki, à la chaîne qatari Al-Jazira sur « les laïques extrémistes », avant de rappeler que lui-même a été accusé par le président tunisien de dire des hérésies. « Je ne lui ai pas répondu car je connais bien ce qu’impose le prestige de l’Etat », affirme-t-il.

Dans le même contexte, BCE a décrit la Troïka comme une coalition hétérogène anormale, étant donné qu’elle est basée sur des projets  politiques antagonistes. Quant à l’Assemblée nationale constituante, le leader de Nidaa Tounes affirme que sa légitimité a expiré et que le prolongement de ses travaux n’est pas dû à des complications, mais plutôt qu’il s’agit de prolongations voulues. Il rappelle ainsi qu’il est partisan de la dissolution de l’ANC, notamment après l’assassinat de Chokri Belaïd et l’aveu par Hamadi Jebali de l’échec de son gouvernement.

Revenant sur les accusations du député Abderraouf Ayadi, qui l’a accusé de « vouloir détourner la révolution », le président de Nidaa Tounes s’est contenté de dire : « Je ne suis pas fou pour lui répondre ». Il n’a pas manqué aussi d’interpeller ses détracteurs, « ceux qui m’accusent de ne pas participer à la révolution et de ne pas militer contre le président déchu, je leur dis, vous n’avez pas milité non plus. Cessez de surenchérir, car la plupart d’entre vous militaient depuis Londres. »

Concernant le mouvement Ennahdha, BCE a rappelé que ce mouvement «  ne croit ni à l’Etat ni au drapeau tunisien  et qu’il  veut changer le mode de vie de la société tunisienne en lui imposant un autre Islam, comme si la Tunisie ne connaissait pas l’Islam depuis 14 siècle. »

Revenant  sur son avenir politique, le politicien bourguibiste a affirmé qu’il ne présentera pas sa candidature à la présidence de la République et que son avenir politique consistera à œuvrer à mener à bon port la Tunisie. 

 

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