Zoom sur Django unchained, le dernier Tarantino

Si Tarantino porte la casquette de l’historien dans le film ce n’est pas par souci réalisme ou pour faire des fouilles historiques. Rappelons qu’on est dans le domaine du cinéma et le cinéma et l’histoire bien souvent convergent. Le réalisateur américain se permet de transfigurer des faits historiques par le biais de son art à l’instar de son film Unnglorious Bastards, où il réécrit l’assassinat du dictateur allemand Hitler. Dans le film, Hitler meurt dans une salle de cinéma parisien, ce qui n’a rien à voir avec la vérité historique. Revenons au film en question, nous retrouvons toujours la même audace de traiter les questions historiques : l’action se passe bien avant l’époque du président américain Abraham Lincoln, le libérateur des esclaves et pourtant l’un des protagonistes est un Blanc américain d’origine allemande, King Schultz, chasseur de primes et libérateur d’esclaves. 

De la complicité entre les héros

Une fois libéré grâce à King Schultz, nous assistons aux liens amicaux qui se tissent entre les deux personnages entre un ex-esclave épris de liberté et animé par le seul désir de récupérer sa femme et un chasseur de primes qui ne voit la vie qu’à travers les primes qu’ils remporte par le son de son pistolet. Au cours du voyage, ils apprennent à mieux se connaître et Django maîtrisera le maniement des armes et découvrira petit à petit le monde des Blancs perçus comme  des ennemis. King Schultz et Django apprendront à marcher ensemble vers la même direction. Cependant cette image nous paraît très répétitive pour ne pas dire qu’elle constitue un cliché dans le cinéma américain (l’amitié entre Blanc et Noir). On en arrive à se demander si le choix de l’origine allemande pour le chasseur de primes est un choix délibéré ou non ? Ne serait-t-il pas une allusion à la pensée de  Nietzsche  étant donné que le chasseur de primes d’origine allemande a brisé les chaînes de l’esclavage et de la servitude de Django ?

Tarantito taxé de raciste !

Bien que le film ait été nominé pour cinq oscars dont celui du meilleur film en 2013 et qu’il ait été récompensé à deux reprises : meilleur acteur dans un second rôle pour Christophe Waltz et meilleur scénario original pour Qentin Tarantino, l’œuvre n’a pas échappé à la critique.  La critique s’est attaquée à la vision de l’esclavage perceptible dans le film. En fait,  lors d’une conférence de presse, le réalisateur a déclaré :  « Si quelqu’un pense que dans le film j’utilise le mot « nègre » plus qu’au Mississipi en 1858, qu’il fasse valoir ses arguments. » Avant de continuer : « A entendre mes détracteurs, je devrais être plus modéré, je devrais m’adoucir… Je devrais mentir », a-t-il lancé, « mais je ne fais jamais ça avec mes personnages ». Dans une autre interview, il a parlé de lui : Trantino sort de ses gonds à cause d’un journaliste de la chaîne anglaise Channel 4. Le réalisateur a refusé de répondre à une question relative à la violence dans ses films : «  Je ne suis pas ton esclave et tu n’es pas mon maître », lui  rétorqua-t-il

Synopsis :
En 1858, dans le Sud des États-Unis, deux ans avant la Guerre de Sécession, un ancien dentiste allemand reconverti en chasseur de primes, le Dr King Schultz, libère Django, un esclave, et le forme afin de lui permettre de l’assister dans une mission, puis, pour le remercier, décide de l’aider à libérer sa femme des mains de Calvin Candie, un riche et impitoyable propriétaire terrien du Mississippi.

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