Le Front national pour le salut syndical (FNSS) et les Ligues de protection de la révolution se disent innocents

© Le Courrier de l’Atlas

La ligue nationale de protection de la révolution et le Front national pour le salut syndical (FNSS) ont tenu ce matin une conférence de presse pour donner leur version sur les évènements du 4 décembre. L’affinité entre les deux organisations ne date pas d’aujourd’hui et remonte aux  évènements de la place Mohamed- Ali.

Le jour du 60e anniversaire de l’assassinat de Farhat Hached a en effet été marqué par des violences entre syndicalistes partisans du bureau exécutif de l’UGTT et adhérents du FNSS. Ceux-ci ont été jugés responsables des actes de violences, mais la plus grande responsabilité a été attribuée par l’UGTT et l’opposition, sur les Ligues de protection de la révolution. Lassaâd Abid,  secrétaire général du FNSS, a innocenté les ligues, qui protestaient ce jour- là devant l’ANC. Il a par ailleurs admis avoir appelé « les syndicalistes indépendants et honnêtes » à se rendre sur la place Mohamed -Ali et à célébrer l’anniversaire de l’assassinat de Farhat Hached sous le signe de « l’assainissement de l’UGTT et de sa direction ».

Une direction «  corrompue, partisane et antirévolutionnaire, qui au lieu de servir la cause de l’ouvrier, s’immisce de  politique et applique les diktats de certains partis.» Pour convaincre les journalistes de sa thèse, Lassaâd Abid a eu recours à un ensemble de séquences vidéo et de photos. Il a également appelé les journalistes à préserver les acquis de la révolution en adoptant le principe d’objectivité et de neutralité.

Mohamed Daadaa, le secrétaire général de la LPR, quant à lui, s’en est pris à la journaliste Chahrazed Akecha. Celle-ci l’avait accusé, dans un article  publié récemment sur le site de TanitPress, d’être « passé de simple serveur dans un salon de thé à Hammam-lif à un homme d’affaires et patron de deux entreprises ». La journaliste a soutenu que ces privilèges et cette ascension fulgurante étaient le fruit des relations qu’entretiennent les membres de la LPR avec le parti au pouvoir. De son côté, Mohamed Daadaa a minimisé les dires de la journaliste, en dévoilant les bas chiffres d’affaires de ses deux entreprises et a même appelé tous les jeunes de la Tunisie à lui emboîter le pas et à fonder des entreprises en vue de créer un maximum de postes d’emploi.

Au terme de leur conférence, les deux alliés ont annoncé la création d’un front national pour l’immunisation de la révolution. Un front qui verrait le jour dans un mois et qui serait ouvert, selon ses fondateurs, ouverts à toutes les organisations et à tous les partis politiques qui ne servent que les objectifs de la révolution.

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